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Mountaga Sy, DG Apix

Au Sénégal, «les coûts liés à la création d’entreprise ont été réduits de moitié», a indiqué ce week-end le directeur général de l’Agence de la promotion des investissements et grands travaux (Apix), Mountaga Sy, au cours d’un atelier d’échange avec la presse économique sur «Les réformes de l’environnement des affaires/focus sur le Doing business». Aujourd’hui, ajoute le patron de l’Apix, «il est possible de créer son entreprise en 6 heures au Sénégal. Mais aussi, c’est possible pour un investisseur de se raccorder à l’eau en 20 jours au lieu de 75 auparavant. Egalement, d’accéder à l’électricité en matière de raccordement en 40 jours au lieu de 80 jours auparavant. Il est possible de faire toutes ses transactions liées au commerce transfrontalier en s’appuyant simplement sur 6 barèmes au lieu de 46 types de tarification. C’est-à-dire, on a consacré la simplification au niveau des procédures liées au commerce transfrontalier». Sans compter l’effectivité de l’exécution des contrats en cas de conflit en mettant en place une justice alternative, à savoir la médiation et la conciliation, mais aussi récemment la validation et l’approbation en Conseil des ministres de la loi portant organisation des tribunaux de commerce. Des réformes qui ont fait l’objet d’une évaluation et impacté positivement la façon de faire des affaires au Sénégal, car elles «s’adossent sur des statistiques sur le terrain et non des réformes de textes essentiellement», expli­que-t-il. Et d’espérer que le Sénégal va encore améliorer son rang au niveau du Doing business. «Ce sera le quatrième cycle consécutif pour lequel le Sénégal aura été consacré en matière de performances effectives, améliorer l’environnement des affaires et attirer davantage d’investisseurs. Ce qui permettra de conserver la tendance actuelle de progression de 8 à 13%, d’une année à une autre, des investissements privés au Sénégal. Par rapport à l’année de référence 2012, nous sommes à 56  et 58% d’évolution.» Dans ce cadre, il salue «le travail des administrations pour les efforts qu’elles mènent au quotidien pour l’amélioration du climat des affaires». Egalement, des «secteurs privés, de la société civile», mais aussi «la collaboration et la participation dynamique des professionnelles des médias, notamment le Collectif des journalistes économiques du Sénégal». A ce titre, Mountaga Sy fera noter que l’atelier d’échange avec la presse économique sur «les réformes de l’environnement des affaires» fait partie d’un plan de communication pour mieux outiller la presse économique sur les enjeux des réformes de l’environnement des affaires. Egalement, il s’agit de partager avec elle sur l’état d’avancement de la feuille de route du Doing business 2018.
Le Dg de l’Apix rappelle que «la volonté du président de la République de faire du Sénégal un pays émergent à moyen terme est conditionnée par la réalisation d’une croissance économique soutenue et durable autour de 7%, permettant d’éradiquer l’extrême pauvreté et de réduire les inégalités». Une vision qui considère le secteur privé comme «principal moteur de la croissance économique, capable de produire plus de valeur ajoutée et d’emplois pérennes». Et pour lui, «l’instauration d’un climat des affaires propice aux investissements privés domestiques et étrangers est un préalable permettant aux entreprises de jouer pleinement ce rôle». Il réitère que «notre pays, durant ces derniers années, a fait des avancées significatives en termes d’amélioration de son environnement des affaires. En effet, le Sénégal s’étant classé à la 147e place du classement du rapport Doing business 2017 de la Banque mondiale se situe ainsi sous la barre des 150 pays de ce classement très concurrentiel. Le pays a gagné 31 places dans le classement et une amélioration de la distance à la frontière de plus de 6 points». Le défi pour le Sénégal consiste à «maintenir notre dynamique d’amélioration continue de notre environnement des affaires, pilier essentiel de la réussite du Pse pour drainer plus d’investissements privés et générer de la valeur ajoutée et des emplois durables», dira le directeur général de l’Apix.
nfniang@lequotidien.sn

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