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Pour une démarche inclusive et cohérente dans la lutte contre la pauvreté, la délégation générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale a mis en place depuis 2014 un Registre national unique. Lors d’un atelier organisé hier, les responsables de cette structure sont revenus sur les avantages de ce système qui va permettre aux acteurs impliqués dans les politiques de protection sociale d’avoir une base de données des ménages vulnérables.

Dans le but d’avoir une action coordonnée dans les différents programmes de lutte contre la pauvreté, la délégation à la Protection sociale et à la solidarité nationale a mis en place un Registre national unique (Rnu). Ce dernier, selon son directeur, constitue une base de données de plus de «442 mille ménages vulnérables, soit près de 28% des ménages au Sénégal». D’après Dr Ousseynou Diop, directeur du Rnu, ce registre a enregistré des ménages vulnérables sur l’étendue du territoire national. Poursuivant ses explications, il informe que cette base de données a été conçue par ciblage avec la mise en place de comités dans chaque village et quartier. D’après le directeur du Rnu, après la collecte, les données sont confiées à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). L’appui de l’Agence de l’informatique de l’Etat est également requis «pour mettre en place un dispositif de gestion de l’information». «Aujourd’hui, nous sommes en train de partager un site qu’on appelle système d’information et de gestion qui permet à temps réel de renseigner les données des ménages et de les suivre», a-t-il ajouté.
De même, Dr Ousseynou Diop souligne que «cette base de données permet aujourd’hui de rationaliser les politiques pu­bliques en matière de protection sociale». A l’en croire, il est actuellement utilisé par plus de 11 projets et programmes. «Plu­sieurs institutions utilisent le Rnu : le Programme des bourses familiales, l’agence de la Couverture maladie universelle, le ministère de la Famille… L’innovation majeure c’est que le Rnu sera utilisé dans les interventions de lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les 6 départements qui seront appuyés. Ce système permettra d’aller vite. En 15 jours, on peut atteindre ces ménages parce qu’on a toutes les informations», a-t-il expliqué. Abondant dans le même sens, la déléguée générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale, Mme Anta Sarr Diacko, a insisté sur l’efficacité de ce système. D’après elle, «des interventions d’urgence réussies récemment dans certaines parties du territoire national démontrent qu’avec le Rnu, nous disposons non seulement d’une base de données, mais d’un véritable système d’information à même de satisfaire aux exigences de célérité, de précision et d’efficacité».
Par ailleurs, le directeur du Rnu a précisé que les protocoles de partage de données signés avec les autres acteurs sont encadrés par la loi sur la protection des données personnelles. Dans la même veine, M. Diop soutient que des dispositifs sont mis en place pour la mise à jour des données. S’agissant des perspectives, il informe que l’idée c’est d’intégrer d’ici 2019 «l’ensemble des ménages en dessous du seuil de pauvreté». Ce qui va faire «517 mille ménages enregistrés».
dkane@lequotidien.sn

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