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Le professeur Kamsu Souoptetcha venu du Cameroun pour les besoins de la Fildak, s’est prononcé lors du colloque sur l’accès aux livres par la jeunesse de son pays. Il a indiqué que la réalité au Cameroun est totalement, différente de celle de nombreux pays africains. « Là-bas, il n’y a pas suffisamment de maisons d’édition. Ce qui créé un problème de l’accès aux livres par la jeunesse camerounaise. Et par conséquent le problème de la lecture, de l’enrichissement de l’esprit se pose », informe-t-il. Et pour trouver une solution, Kamsu Souaptetcha propose la mise sur pied d’une politique nationale du livre au Cameroun. Notamment, « garantir des marchés aux éditeurs locaux, injecter des moyens financiers directs ou sous la forme de subvention, assurer la formation aux métiers de l’édition, mettre sur pied des structures et organiser de façon pérenne, une campagne d’incitation à la lecture… » a-t-il suggéré.
Le marocain Mohammed Khadr du Maroc est lui, dans son intervention revenu sur les habitudes européennes qui font que les jeunes européens n’ont pas un désamour pour la lecture. « En Europe la maman berce son enfant dès le bas âge avec son livre, et le bébé touche le livre dans sa baignoire. Et après, il s’habitue au livre, alors que chez nous, on a une mauvaise représentation du livre » affirme-t-il, notant que « malheureusement c’est l’école qui a stigmatisé cette image du livre et cela devient pour les jeunes une corvée, un fardeau ». Selon Mohammed Khadr, chez nous le livre « fait peur ». « Même les gens ont peur d’entrer dans une librairie » constate-t-il. Pourtant, « ceux qui lisent ont beaucoup plus de chance que ceux qui ne lisent pas» précise cet intervenant.
Aux jeunes présents au colloque, Mohammed Khadr dira : « Vous avez cette chance-là d’avoir des livres à votre portée, des biblios, pour bien éduquer vos enfants. Donc, il faut relever le défi ». « Il faut dés un âge tendre commencé à faire aimer la lecture aux enfants. Et aussi dans le préscolaire avec des livres à images…. Il faut introduire les bébés dans cet univers avec de petites histoires et des petits romans », conseille encore le professeur Khadr.

 

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