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La répression des manifestations contre les Législatives controversées et la mal gouvernance au Mali, les dernières violences post-électorales en Guinée et les tensions préélectorales en Côte d’Ivoire, entre autres, poussent Alioune Tine, fondateur du Think tank «Afri­kajom Center», à plaider pour une «réponse régionale» aux crises qui secouent la partie ouest du continent.

Par Mamadou T. DIATTA

Les tensions en Afrique de l’Ouest préoccupent le fondateur du Think tank «Afrikajom Center». Alioune Tine, qui est aussi Expert indépendant des Nations unies pour le Mali, milite pour une «réponse régionale à la crise de la démocratie, du suffrage universel, de la gouvernance et de la sécurité» sur cette partie du continent noir. L’ancien président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a exprimé son souhait à travers un communiqué rendu public hier. M. Tine insiste pour «une réponse régionale appropriée et durable», qui «appelle de la part de toute l’opinion africaine à une mobilisation exceptionnelle».
Alioune Tine a même fini de constater une «grave crise régionale de la démocratie, du suffrage universel, de la gouvernance et de la sécurité qui constitue à terme un véritable risque de déflagration de l’Afrique de l’Ouest».
Et ce ne sont pas les solutions qui manquent à l’Expert indépendant des Nations unies pour le Mali pour œuvrer à la résolution de cette crise régionale. Puisque, pour ce faire, Alioune Tine préconise un certain nombre de recommandations. Cela passe par, entre autres propositions ou tentatives de règlement, par «un sommet extraordinaire de la Cedeao» traitant de la question avec un examen «des causes profondes» en vue d’arriver à proposer des «remèdes appropriés aux pathologies et dysfonctionnements de la démocratie et des élections» qui restent, à ses yeux, «une menace pour la stabilité régionale».
Le fondateur du Think tank «Afrikajom Center», qui fait état de 18 morts et 150 blessés au Mali, suite à la répression des manifestations contre les élections législatives controversées et la mal gouvernance du M5-Rfp (Rassemblement des forces patriotiques du 5 juin), invite les Etats membres de la Cedeao à une réforme de la Commission de leur organisation. Celle-ci, au regard de M. Tine, «semble avoir atteint ses limites dans la prévention, la gestion et la résolution des crises particulièrement les crises de la démocratie et des élections».
Il faudra aussi songer à revoir l’observation des élections. D’autant que celle-ci «tourne à vide et est incapable de jouer quelque rôle que ce soit dans le cadre de crises graves des élections et des droits humains comme celles de la Côte d’Ivoire et de la République de Guinée».
Qualifiant de graves les violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire et en Guinée, Alioune Tine ne manque pas de plaider la mise en place d’une commission d’enquête internationale. Pour justifier cela, il convoque «l’impunité de certains auteurs de violations graves des droits de l’Homme en Guinée (événements du 28 septembre 2009) et en Côte d’Ivoire (événements post-électoraux de 2010) explique la récidive de ces mêmes violations en ce moment dans ces pays».
mdiatta@lequotidien.sn

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