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Des syndicats d’enseignants mobilisent leurs forces. Autour de l’Intersyndicale pour la Défense de l’Ecole et des Enseignants (Idee). Une plateforme de lutte pour plus de représentativité et «pousser l’Etat à respecter les accords».

L’union fait la force. Certains syndicats d’enseignants ont fait de ce dicton un viatique en mettant sur pied l’Intersyndicale pour la défense de l’école et des enseignants (Idee). Un cadre de lutte qui regroupe 9 mouvements dont le Syndicat unique des enseignants (Sudes) et le Syndicat des professeurs du Sénégal (Sypros). Une nouvelle ligue dans le but de mieux faire face à l’Etat. «Cette structure a pour vocation de défendre tout d’abord leurs droits menacés par le gouvernement depuis la proclamation des résultats provisoires des élections de représentativité», explique le porte-parole de cette structure, Gougna Niang. Tout en dénonçant «l’attitude de mépris et la volonté manifeste du gouvernement, particulièrement du ministère de l’Education nationale, d’enterrer les syndicats dits non représentatifs. Mais aussi l’ostracisme dont nous avons fait l’objet de la part du ministre de l’Education nationale et de ses proches collaborateurs». L’intersyndicale exige «le respect de l’esprit de l’article 5» qui est relatif aux élections de représentativité dans le secteur de l’Education qui confère des prérogatives légitimes aux syndicats représentatifs. «Nous demandons le respect des droits syndicaux fondamentaux consacrés par les conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (Oit) et la Constitution du Sénégal», ajoute Gougna Niang. Lui et ses camarades peinent ainsi à digérer «l’exclusion du comité de suivi des accords». Une bataille qu’ils comptent gagner grâce à une synergie d’actions, d’où l’importance de son appel à l’égard des autres mouvements syndicaux.  «Dans le cadre de ces luttes revendicatives, il faut bien une synergie de toutes les forces syndicales. Nous invitons les syndicats dits représentatifs et ceux dits non représentatifs à œuvrer ensemble pour le succès des luttes syndicales au profit des enseignants et de l’école», conseille-t-il. A l’orée de cette nouvelle année scolaire, l’intersyndicale pour la défense de l’école et des enseignants est déjà sur le pied de guerre, elle promet une année mouvementée si l’Etat ne satisfait pas les revendications. «Les perspectives de la nouvelle année scolaire semblent bien sombres, au regard du non-respect par le gouvernement de ses engagements quant à la matérialisation de certains points clefs du protocole de février 2014. Pour le respect des accords, nous ne lésinerons pas sur les moyens. Nous allons nous battre. Tous les moyens légaux seront utilisés», menace-t-il.
Stagiaire

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