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Le ministère de la Fonction publique a tenté de montrer dans un document que des efforts importants ont été faits pour la délivrance des actes des enseignants. Mais les chiffres avancés n’ont pas convaincu les syndicalistes du G7. Selon Saourou Sène, secrétaire général du Saems, le baromètre c’est la réalité sur le terrain où les enseignants se plaignent toujours des lenteurs administratives.

Selon le ministère de la Fonction publique, 21 mille 954 actes ont été délivrés sur un total de 41 mille 230 agents concernés dans le secteur de l’enseignement. Le document publié par ledit ministère renseigne que 4 878 actes de nomination et titularisation ont été délivrés, 920 pour ce qui est des actes de nomination, 1 331 pour les actes d’engagement, 248 pour le reclassement de fonctionnaires, 8 141 pour la validation, 2 747 concernent l’avancement de grade et 2 391 l’avancement d’échelon. D’après toujours le ministère de la Fonction publique, il n’y a qu’un stock d’un peu plus de 800 actes en attente. Seulement, ces chiffres laissent perplexes les syndicalistes qui continuent toujours de dénoncer les lenteurs administratives.
D’ailleurs, les syndicalistes du G7 qui ont maintenu leur plan d’action après leur rencontre avec le ministre de la Fonction publique jeudi n’ont pas été convaincus par ces chiffres. Joint par téléphone hier, Saourou Sène, secrétaire général du Saems, a fait savoir que les lenteurs administratives sont toujours une réalité sur le terrain. D’après le syndicaliste, il faut que le ministère donne des informations sur les dossiers à traiter et le stock qui est en souffrance. Poursuivant ses propos, le secrétaire général de ce syndicat, membre du G7, soutient que le baromètre pour eux, c’est la réaction des enseignants sur le terrain. Et ces derniers, selon lui, se plaignent toujours de la non-délivrance de leurs actes. Une réaction qui montre la complexité de cette question et qui pousse à se demander à quel niveau se situe le blocage. Si des dossiers déposés dans les Inspections d’académie (Ia) et Inspection d’éducation et de la formation (Ief) n’ont pas été acheminés au niveau de la Fonction publique, les concernés ont-ils les moyens de le savoir ? Si le dossier n’est pas complet l’enseignant, est-t-il averti ? Ce sont autant de problèmes auxquels il faudra trouver des solutions innovantes pour espérer régler la question de la gestion de la carrière des enseignants qui est en train de devenir une vieille revendication. Dans Sud Quotidien hier, Saourou Sène informait que le ministère de la Fonction publique a annoncé une «caravane qui va sillonner les régions pour recueillir les dossiers des enseignants sur place» et aussi «la dotation à l’ensemble des Inspections d’académie des scanners pour permettre un envoi des dossiers via l’outil électronique». Toutefois, aussi bien les statistiques données que les mesures annoncées n’ont réussi à faire changer d’avis les syndicalistes du G7. Après le G20 qui était en grève la semaine dernière, le G7 prévoit un débrayage le mercredi 22 janvier à partir de 10 heures, suivi d’une Assemblée générale. Le jeudi 23 janvier, il est prévu une grève totale et une marche de la Place de la Nation au rond-point de la Rts. C’est donc reparti pour une année scolaire mouvementée avec toujours les mêmes revendications.

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