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Le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, a présidé hier la première édition de la Journée de solidarité dédiée aux blessés et invalides militaires. C’est une manière de rendre hommage à ces héros qui n’ont pas souvent la chance de retrouver une deuxième vie moins stressante.

Ils sont des héros de la guerre, mais la vie des blessés et invalides militaires n’est pas forcément un long fleuve tranquille. Recon­naissante de leurs sacrifices, l’Armée a instauré la Journée de solidarité des Forces armées pour rendre hommage aux «camarades touchés dans leur chair ou gravement affectés par la maladie durant leur service». «C’est tout le sens de cette Journée de solidarité, au cours de laquelle nous leur rendons hommage et leur renouvelons nos sentiments de fraternité et de camaraderie d’arme», explique le général Birame Diop, Chef d’état-major général des Armées (Cemga).
Cet élan de solidarité va être concrétisé par l’ouverture de Kër jambaars yi. «Cette infrastructure permettra de soulager les familles et de mettre les militaires blessés et invalides dans un environnement qui leur permettra un meilleur épanouissement physique et psychologique», annonce Me Sidiki Kaba. Il s’agit d’un geste de reconnaissance envers ces hommes et femmes dont la mission est de défendre l’intégrité physique de la Nation. Au péril de leur vie. «Les militaires blessés et invalides sont les témoignages les plus vivaces des risques inhérents à l’engagement du soldat qui peut le conduire à exposer son intégrité physique», admet le ministre des Forces armées. Il annonce qu’«une réflexion est en cours pour élargir les opportunités professionnelles ouvertes à nos blessés et invalides militaires dans une perspective de reconversion ou de réinsertion dans la vie civile».
Une promesse qui est une doléance longtemps réclamée par les blessés de guerre qui ont toujours rêvé d’une deuxième vie nettement accomplie sur le plan social. «Aujourd’hui, ces héros d’hier sont nombreux à réclamer plus de solidarité et de reconnaissance sociale», sollicite le représentant des militaires invalides et des blessés de guerre. Ils veulent avoir accès à un toit, un espace de réinsertion et bénéficier d’une revalorisation dans la vie sociale pour ceux qui ont quitté les casernes pour cause d’invalidité. «L’idée est de créer au sein de cette union un esprit de solidarité et d’entraide dans le but d’améliorer les conditions de vie des anciens militaires et de leurs familles», ajoute-t-il. Quid de la prise en charge médicale ? «Il urge de plaider la cause des invalides au plus haut niveau pour leur réinsertion socio-professionnelle, une prise en charge sanitaire. Toutefois, des efforts non négligeables ont été entrepris dans le domaine de la réinsertion par la Fondation en partenariat avec Dakar dem dikk et l’Agence de sécurité de proximité (Asp) avec le recrutement des militaires invalides. Il a été démarré sur instruction du chef de l’Etat la confection de la carte d’invalidité. Celle-ci pourra nous faciliter le transport terrestre, ferroviaire, maritime et aérien. Des travaux ont été enclenchés par le ministère, mais tardent à être réels», conclut-il.
En attendant la concrétisation de ces promesses, des chèques symboliques ont été octroyés aux blessés et invalides de l’Armée : il s’agit entre autres de 17,5 millions F Cfa à l’Association nationale des anciens militaires invalides du Sénégal (Anamis) et de 22,5 millions aux blessés de guerre en activité.

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