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Le livre peut être le socle d’une réinsertion sociale pour les personnes socialement isolées. C’est dans cette dynamique que la Direction du livre et de la lecture a offert hier une centaine d’ouvrages aux pensionnaires de la maison d’arrêt pour femmes du Camp pénal.

La cérémonie officielle de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur s’est effectuée d’une manière un peu spéciale hier à Dakar. C’est dans la maison d’arrêt pour femmes du Camp pénal que le ministère de la Culture et la direction du Livre et de la lecture ont donné rendez-vous pour offrir une centaine d’ouvrages aux pensionnaires de l’établissement. Ce choix se justifie par la volonté de ces acteurs d’offrir à des personnes socialement isolées et ne pouvant participer à la vie communautaire un meilleur accès à la culture. «Ces femmes sont encore les membres à part entière de notre société. Et il faut faire en sorte qu’à leur sortie elles puissent être insérées de la façon la plus harmonieuse dans la société», dixit Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Culture. Et pour que cela puisse se faire, le livre est un élément nécessaire. «La présence du livre dans leur milieu les aide à rompre parfois la solitude dans laquelle elles sont plongées par leur isolement. Ça les aide également à acquérir des connaissances et du savoir qui peuvent leur permettre, une fois retournées chez elles, de fortifier davantage leur façon de commander et celle de retrouver la société et de vivre dans cette société avec le maximum de chance de réinsertion», affirme M. Coulibaly.
Il a ajouté que la politique de l’Etat a pour soubassement l’inclusion sociale, la prise en charge et la prise en compte de toutes les catégories sociales. Il s’agit en sus, selon lui, d’un principe de justice et d’équité conformes par ailleurs au thème choisi par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour l’édition 2018, «Lire, c’est mon droit».
Pour le directeur de l’Administration pénitentiaire, Jean Bertrand Bocandé, la cérémonie d’hier revêtait un caractère capital en ce sens qu’elle soutenait leur mission principale de préparation à la réinsertion sociale des détenues et cela, sur plusieurs aspects. «En donnant l’opportunité à nos pensionnaires d’oublier leurs conditions de détention par la lecture, vous contribuez à leur bien-être en réduisant la pression du stress. Ces livres les forcent à s’assagir et à participer à leur formation en développant en elles l’esprit créatif et leur donnent des raisons d’espérer», salue-t-il.
Rappelant l’importance de la Journée du livre, le ministre a invité tous les acteurs à garder espoir, à faire de la qualité et de l’exigence leur credo. Non sans informer que le département assumera sa mission de mise en œuvre de la politique du livre et du droit d’auteur et d’accompagnement des acteurs dans la concertation, le dialogue et avec le sentiment d’accomplir un sacerdoce.
mfkebe@lequotidien.sn

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