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Le président de l’Assemblée nationale veut mettre fin à l’absentéisme des députés. Il l’a fait savoir hier dans son discours après son élection à la tête de cette institution. Selon M. Niasse, une «commission ad hoc sera proposée». Elle se chargera de prendre «des mesures pratiques destinées à mettre fin à ce phénomène».

Lors de son discours après son élection à la tête de la nouvelle Législature, Moustapha Niasse s’est prononcé sur l’absentéisme des députés déplorée lors de la précédente Législature qu’il a dirigée. Parlant de ce fait, le président de l’Assemblée nationale a dit qu’il «arrive que des députés s’absentent des réunions des commissions permanentes, et aussi des séances plénières, de manière répétée voire constante». Selon lui, «ces absences, de manière évidente, portent préjudice au fonctionnement de l’institution, avec comme conséquence que les députés les plus assidus aux travaux de l’As­semblée nationale fassent le travail des absents». Pour M. Niasse, «le Règlement intérieur règle la question de ces absences».
Et la deuxième personnalité de l’Etat d’expliquer : «Si le député accepte de se soumettre volontairement à ce que doit lui dicter sa conscience en termes de devoirs vis-à-vis de l’institution, cette question peut trouver sa solution à travers une autodiscipline rigoureuse.» Toutefois, Moustapha Niasse souligne qu’il est «important d’appliquer les principes et procédures qui figurent dans le Règlement intérieur». Ainsi, il informe qu’une «commission ad hoc sera proposée, telle que prévue par les textes, pour prendre en charge ce dossier de l’absentéisme de certains députés». «Elle proposera, au terme de ses travaux, des mesures pratiques destinées à mettre fin à ce phénomène».
Autre appel lancé par le président de l’Assemblée nationale à ses collègues, celui de veiller avec vigueur à ce que les débats «revêtent la tonalité et la forme convenable». Cela, d’après M. Niasse, «afin de pouvoir échanger dans le calme et la sérénité et pour être à la hauteur des responsabilités» en tant qu’élus du Peuple souverain. «Ainsi, il faut considérer que certains types de rhétoriques devraient être proscrits et mis à l’écart comme les imprécations, les diatribes, les philippiques et autres formes d’aigreurs verbales qui ne font que polluer l’action et la rendre inutile», a-t-il conseillé. Président de l’Assemblée nationale et aussi doyen d’âge de cette institution, Moustapha Niasse a rappelé ses pairs que «la 13ème Législature se conférera elle-même l’identité remarquable d’un Parlement décidé à travailler avec sérieux et compétence». Mais pour ce faire, M. Niasse souligne qu’il «devra allier l’efficacité et l’efficience et produire des lois qui soient utiles au progrès du Peuple et au surplus travaillera dans la sérénité, l’élévation des idées et des actions».
dkane@lequotidien.sn

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