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«Le Produit intérieur brut (Pib) réel se contractera de 0,7 % cette année, du fait de la pandémie et des mesures strictes d’endiguement qui ont entraîné des perturbations de l’activité économique plus importantes que prévu», a déclaré hier, Mme Corinne Deléchat, cheffe de l’équipe des services du Fmi en visite au Sénégal.

Les perspectives économiques du Sénégal sont jugées favorables par la mission du Fmi qui vient de s’achever. Mais ces bonnes prévisions sont dépendantes des performances de l’économie mondiale. Une nouvelle projection du Produit intérieur brut réel du Sénégal. Après avoir établi le recul du Pib du Sénégal de cette année à 1,1%, compte tenu du Covid-19, les services du Fonds monétaire international revoient une nouvelle fois à la baisse le Pib.
«L’économie sénégalaise a été durement touchée par la pandémie du Covid-19. Il est maintenant prévu que le Pib réel se contractera de 0,7 % cette année, du fait de la pandémie et des mesures strictes d’endiguement qui ont entraîné des perturbations de l’activité économique plus importantes que prévu», a déclaré Mme Corinne Deléchat, citée dans le communiqué sanctionnant leur mission virtuelle au Sénégal. En effet, relève la fonctionnaire de l’institution de Bretton Woods, «une reprise graduelle de l’activité économique s’opère depuis le mois de mai, avec la levée de la plupart des restrictions liées au Covid-19, suivie de la réouverture des frontières en juillet. La riposte sanitaire énergique du Sénégal donne des signes encourageants. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 et d’hospitalisations a diminué progressivement ces quatre dernières semaines. En 2021, la production devrait rebondir, avec une croissance supérieure à 5% portée en partie par des perspectives favorables dans le secteur agricole».
Cependant, souligne Mme Deléchat, «cette projection est sujette à des risques considérables, du fait des incertitudes entourant le rythme de la reprise mondiale et l’évolution de la pandémie, qui pourraient continuer de nuire à des secteurs importants de l’économie, tels que le tourisme, le transport et l’hôtellerie».
Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, avait dit pourtant, lors de la dernière Revue annuelle conjointe (Rac) 2019, qu’avec «les dernières estimations, la croissance serait de -0,7%, alors qu’elle était initialement projetée à 6,8% dans la Loi de Finances initiale 2020».
Une hypothèse plus inquiétante que celle du Fmi. Qui au-delà du Pib, a passé en revue la loi de finances rectificative pour l’année 2020 et l’établissement des principaux paramètres du projet de loi de finances 2021, en préparation de la deuxième mission de revue du programme Icpe, prévue pour la fin octobre 2020. Sur la Lfr 2020, Corinne Deléchat et son équipe assurent que «l’exécution se déroule globalement conformément aux prévisions, avec une mise en œuvre robuste du Programme de résilience économique et sociale (Pres) pour faire face à la pandémie du Covid-19». A leurs yeux, «l’exécution du budget jusqu’à fin août 2020 a été globalement satisfaisante, et les objectifs qui ont été fixés pour le reste de l’exercice 2020 restent atteignables». Cependant, précise l’Institution, «des incertitudes demeurent quant à la mobilisation des ressources programmées. La mission encourage donc les autorités à continuer d’agir avec prudence afin de maintenir le déficit aux alentours de 6% du Pib comme prévu dans la loi de finances rectificative 2020».
Quid de l’établissement des principaux paramètres du projet de loi de finances 2021 ? Le Fmi note des progrès considérables.
dialigue@lequotidien.sn

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