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Annette Mbaye D’Erne­ville, initiatrice des Recidak.

Après plus d’une décennie de léthargie, les Rencontres cinématographiques internationales de Dakar ont été relancées.

Du 22 au 28 novembre dernier, Dakar a vibré au rythme des projections de films, colloques, panels, ateliers, master-class, rencontres pro et spectacles vivants en tous genres. Les amoureux du cinéma qui étaient en diète depuis ont pu prendre part à la kyrielle d’activités savamment orchestrées pour une relance réussie des Recidak. Des cinéastes venant de différents pays d’Afrique ont convergé vers Dakar. Et cette 10e édition, placée sous le thème «Cinéma et développement», a été l’occasion de rendre hommage à des piliers du cinéma sénégalais et par-delà africain, à savoir Annette Mbaye D’Erne­ville, initiatrice des Reci­dak. Le ministre de la Culture lui a exprimé toute la reconnaissance de la Nation. «Cette grande dame s’est toujours attachée, pendant de nombreuses années, et s’est sacrifiée, avec une équipe dé­vouée, à défendre une conception du cinéma et de la production cinématographique respectueuse du pluralisme, faisant confiance aux créateurs, aux artistes sénégalais et africains, au moment où cette confiance leur manquait singulièrement ailleurs», a-t-il dit. En tant que costumière qui a fait parler le cinéma sénégalais, la styliste Oumou Sy a eu également son heure de gloire pendant ces Recidak. De même que l’ancien directeur du Centre cinématographique marocain Nou­red­dine Saïl, qui a prononcé la leçon inaugurale des Recidak. Abdou Latif Coulibaly espère une permanence des Recidak. Initiées en 1990, elles s’étaient en effet régulièrement tenues jusqu’en 1997. En 2002, une autre édition a eu lieu. Et après cela, malgré la volonté marquée de relance, rien n’a pu se faire. En tant qu’«atout essentiel pour le développement du cinéma sénégalais» et «une belle opportunité pour des relations d’échanges et de partage des cinémas du monde et d’Afrique», M. Coulibaly a partagé son désir de les voir pérennisées. Pour ainsi dire le souhait de la fondatrice de voir cette ma­nifestation cinématographique d’envergure internationale, favorisant l’amitié, la coopération et la diversité culturelle par la réflexion et les échanges entre professionnels du cinéma, décideurs africains et des autres continents et assurant une présence du cinéma sénégalais voire africaine sur l’échiquier international, exister et continuer à exister et concorder avec les aspirations de l’autorité.
aly@lequotidien.sn

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