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La Chine veut engager une nouvelle phase de ses relations avec les pays du continent noir. C’est dans ce sillage que s’inscrira «le nouveau type de relations internationales et la construction d’une communauté de destin». Cette nouvelle conception des relations du Président chinois, Xi Jinping, réélu par le 19ème Congrès du Parti communiste chinois (Pcc), tenu du 18 au 24 octobre dernier, va s’articuler, selon le mot de l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, autour du «respect mutuel, de l’équité et la justice, de la coopération et du principe gagnant-gagnant». Ce qui constitue une autre forme de coopération développée par la Chine et contraire aux «théories traditionnelles occidentales sur les relations internationales». Cette forme de coopération se manifeste par des «partenariats pacifiques, d’égal à égal basés sur le respect mutuel (…), des partenariats inclusifs et des partenariats gagnants (…)».
La construction de la communauté de destin lancée en 2013 est, au regard du premier diplomate chinois au Sénégal, «la solution chinoise pour relever les différents défis planétaires et répondre à la fameuse question : ‘’Où va l’humanité ?’’». Elle demeure une initiative visant à pousser les nations et pays ayant un destin étroitement lié à «faire preuve de solidarité, de partager heur et malheur et (à) construire ensemble un monde beau et propre caractérisé par l’ouverture, l’inclusion, la paix durable, la sécurité globale et la prospérité commune, afin de concrétiser l’aspiration à une vie meilleure de tous les Peuples».
La construction d’une communauté de destin embrasse les domaines économique (œuvrer dans un esprit de solidarité pour la facilitation et la libéralisation du commerce et de l’investissement…), culturel (respecter la diversité culturelle, transcender les malentendus, les conflits) et écologique (édifier une société respectueuse de l’environnement et coopérer pour faire face au changement climatique).
Le directeur adjoint de la Communication reste persuadé que «c’est aux médias, à travers leurs productions, les contenus qu’ils proposent, de créer les conditions intellectuelles, spirituelles et matérielles pour que les citoyens des deux pays (Chine et Sénégal) acceptent de cheminer résolument vers la communauté de destin tout en gardant leur identité et leur valeur». Ce qui ne va pas, à ses yeux, sans «une presse professionnelle mais également des entreprises de presse fortes, économiquement parlant». Une équation qui trouvera solution, selon M. Kanouté, grâce au Code de la presse adopté en juin dernier par l’Assemblée nationale.
mdiatta@lequotidien.sn

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