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L’élaboration des rapports et la fourniture des pièces justificatives des différentes gratuités dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu), mais également la façon dont la Cellule d’appui rembourse les structures sanitaires constituent des goulots d’étranglement qui plombent la mise en œuvre effective de la Cmu. En revanche, estime le ministre de la Santé et de l’action sociale, rien qu’en 2016, plus de 10 milliards de francs Cfa ont été dépensés par l’Etat pour l’assistance médicale. «Pourtant, les gens se demandent où sont passés ces milliards puisqu’on attend qu’on nous rembourse, mais l’agence de la Cmu vous dira : «Mais nous aussi nous attendons les pièces justificatives«», avance Mme Seck. Pour éviter ce langage de sourds qui justifie les retards dans la mise à disposition des fonds et mettre tous les acteurs ainsi que les populations à l’aise, un manuel de procédures administrative, financière et comptable des initiatives de la gratuité dans le cadre de la Cmu a été élaboré par l’ensemble des acteurs de la santé. Ce document en cours de finalisation a fait hier l’objet d’un partage. «Nous avons l’intention de mensualiser les rapports et les pièces justificatives, mais également les remboursements», explique Awa Marie Coll Seck. Les rapports sont publiés tous les trois ou six mois.

Plus de 10 milliards dépensés dans la Cmu
Cette rencontre a été une occasion pour Awa Marie Coll Seck de faire le bilan des deux ans de la Cmu. En 2016, renseigne-t-elle, plus de 675 mutuelles de santé ont été créées. Lesquelles ont permis l’enrôlement de plus de 2 millions 300 mille personnes. Au plan de la gratuité des soins, plus de 10 milliards ont été dépensés par l’Etat, dont plus de 3 milliards pour la dialyse avec environ 550 bénéficiaires pour 60 mille séances effectuées. Concernant la prise en charge gratuite des enfants de moins de 5 ans, plus de 2,5 millions de cas ont été pris en charge. «16 mille césariennes, 120 mille personnes âgées ont bénéficié du plan Sésame. Nous devrions être tous très fiers, mais nous voulons plus», insiste Mme Seck.
ksonko@lequotidien.sn

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