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La commune d’Oulampane a été le cadre samedi d’une cérémonie de remise des bergeries, poulaillers, moutons et volaille aux bénéficiaires du Projet de contribution à la résilience des populations, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la promotion de l’emploi rural à travers l’amélioration de l’élevage des petits ruminants et de la volaille en Casamance (Presaec). Un projet financé par l’Agence espagnole de coopération internationale (Aecid), d’une durée de 3 ans et d’un coût de 131 millions de francs Cfa.

Le ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a présidé samedi la cérémonie de remise de bergeries, poulaillers, moutons et volaille aux bénéficiaires du Projet de contribution à la résilience des populations, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la promotion de l’emploi rural à travers l’amélioration de l’élevage des petits ruminants et de la volaille en Casamance (Presaec).
Cette intervention de la Coopération espagnole profite à 140 familles à travers la construction de 80 bergeries et 60 poulaillers, y compris la fourniture de 80 géniteurs ovins et 160 brebis, de 120 coqs raceurs et 480 poules, ainsi que des équipements et de l’aliment. De même, des activités de formation ont été déroulées et de vaccination des moutons et volaille fournis et ceux des villages environnant des communes cibles, notamment Oulampane dans la région de Ziguinchor, Niaming dans la région de Kolda, et Bona dans la région de Sédhiou.
Le projet vise à augmenter le capital productif des populations pour améliorer la sécurité alimentaire. Et selon les maires de ces communes, il s’agit à travers ce projet qui cible les couches vulnérables de fixer les jeunes dans leur terroir. Une manière, d’après ces élus, de combattre l’exode rural et l’émigration clandestine au niveau de ces contrées gagnées par la pauvreté. Ainsi, soutient le président du Conseil départemental de Bignona, ce projet vient répondre aux besoins de développement et améliorer les revenus des populations. Mamina Kama­ra invite ainsi les jeunes du Fogny à rester dans leur terroir pour contribuer à son émergence.
Pour l’ambassadeur du royaume d’Espagne qui a financé le projet à hauteur de 131 millions de francs Cfa, l’avenir de la région fait partie de celui du royaume d’Espagne, partenaire du gouvernement sénégalais dans le cadre de la mise en œuvre du Pse. «Ce projet durable consiste à garantir l’alimentation aujourd’hui et demain ; et ce, à travers la production d’espèces de cycle court, moutons, volaille, etc. et qui permettent non seulement d’avoir des revenus, mais également une alimentation quotidienne», martèle Alberto Virella Gomes. Et, souligne le diplomate espagnol, cela nécessite des infrastructures telles que des poulaillers, des bergeries remises à des bénéficiaires dans le cadre de ce projet test qui a démarré, dit-il, dans le Fogny et que la coopération espagnole compte étendre dans toute la Casamance naturelle pour toucher 1 000 bénéficiaires les plus vulnérables dont 40% de femmes.
A ce propos, assure le ministre de l’Elevage et des productions animales, cette initiative est une forme de protection sociale basée sur la mise à disposition des infrastructures d’élevage et d’un capital productif qui contribuera au renforcement de la résilience des populations cibles et accompagnera plus tard les zones couvertes vers l’émergence. Et les nombreuses réalisations faites en si peu de temps en sont une preuve suffisante. Aminata Mbengue Ndiaye invite les bénéficiaires à respecter scrupuleusement le contrat signé avec le ministère de l’Ele­vage et de respecter le contrat moral vis-à-vis du partenaire, de leurs élus et des populations des différentes communes bénéficiaires qui attendent les retombées de ce projet.
imane@lequotidien.sn

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