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L’Office national de l’assainissement (Onas) est en plein dans les travaux de délocalisation de l’émissaire de Cambérène, la dépollution de la baie de Hann et du  Port autonome de Dakar (Pad). Mais les agents de cette structure, même s’ils respectent les gestes barrières, ont davantage besoin d’être  protégés pour être hors de portée du Covid-19 en cette période de pandémie. C’est ce qu’a compris la Team Europe pour venir en aide aux agents de l’Onas en leur octroyant des équipements de protection contre le Covid-19. La cérémonie de remise de ces matériels d’une valeur de plus 40 millions de francs, composés de 3500 masques, des gants, lunettes, s’est déroulée hier à la station d’épuration de Cambérène en présence du Directeur général de l’Onas, Lansana  Gagny Sakho, du directeur de l’Afd, Alexandre Pontier, de l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, Mme Joan Wiagman, de l’ambassadrice de l’Ue, Mme Irène Mignasson. «Je suis très heureux d’être là pour cette cérémonie importante de remise qui rentre dans le cadre du projet de dépollution de la baie de Hann. Ce projet c’est   20 ans. Nous sommes en 2020, cela veut dire une bonne combinaison d’acteurs et une équipe de l’Onas très engagée, je pense des relations mutuelles très originales avec les partenaires techniques et financiers ont permis de réaliser ce projet pas en 20 ans mais en moins de 3 ans», a confié le Directeur général de l’Onas, Lansana  Gagny Sakho, qui rappelle qu’en octobre 2017, «la première visite qu’il avait reçue c’était une délégation de l’Agence française de développement. Le financement n’était pas bouclé».
Poursuivant son argumentaire par rapport à la dépollution de la baie dont le lancement officiellement des travaux par le Président Macky Sall est prévu en août prochain après la signature du contrat et les travaux déjà entamés, le Directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, de dire que l’entame de la dépollution de la baie est la prise en charge d’une préoccupation de 500 mille personnes  qui attendent depuis 20 ans que cette baie sorte des difficultés rencontrées sur le plan environnemental.  «Ce projet c’est un système pollueur-payeur, c’est une première en Afrique. Ce projet va permettre de  mettre le Sénégal sur la carte du monde lors du sommet mondial de l’Eau (qui va se passer au Sénégal). Ce projet, c’est surtout une équipe de l’Onas qui a travaillé comme un seul homme pour arriver à le faire aboutir», se félicite le patron de l’Onas sans manquer de souligner que la dépollution du Port autonome pris en compte dans le cadre de ce  projet. «Ce projet rentre de façon prioritaire dans les projets prioritaires de son excellence le Président Macky Sall qui a mis l’assainissement au cœur de son système de gouvernance», fait remarquer le patron de l’Onas qui souligne que le projet de dépollution de la baie de Hann, d’un coût de 40 milliards de nos francs, va augmenter la capacité de traitement des usines de l’Onas qui passe de 20 mille à près de 100 mille mètres cubes jour.
«Aujourd’hui nous recevons 35 mètres cubes jour. Nous ne pouvons les traiter de façon optimale», note le Dg Lansana  Gagny Sakho non sans parler  du  projet d’assainissement des dix villes. La visite de la Team Europe aux agents de l’Onas revêt un cachet particulier à en croire le Dg de l’Onas. «Cette visite d’aujourd’hui est très importante. Depuis 96, l’Onas est la dernière roue de la charrette. L’assainissement a été toujours laissé pour compte. Je pense au-delà de ce geste très important, le fait de recevoir la Team Europe est un geste très important qui va permettre de réconforter mes collaborateurs qui comprennent maintenant qu’ils font partis de ceux qui comptent», a fait savoir le Dg de l’Onas, qui a tressé des lauriers aux agents de sa boîte, pour s’être investis corps et âme  ces trois dernières années pour arriver à réaliser des résultats sur le terrain des opérations.
«Au-delà de la remise de ces matériels, nous allons en faire un bon usage pour protéger nos collaborateurs. Ils ont le même rôle que les médecins», reconnaît le patron de l’Onas. La gestion de l’eau, a laissé entendre  le Dg de l’Onas, «va de pair avec l’assainissement». «Les deux fonctions sont essentiellement liées. 80% de l’eau qui est utilisée vont dans les réseaux d’assainissement», soutient-il.

«Le projet de dépollution, une véritable urgence écologique et sanitaire»
Le projet de dépollution de la baie de Hann, selon Irène Mignasson, ambassadrice, cheffe de délégation de l’Union européenne auprès de la République du Sénégal, «est financé conjointement avec nos amis français et néerlandais. Ce qui illustre merveilleusement l’engagement de la Team Europe sur les grandes urgences, les grandes questions que nous partageons avec le Sénégal». «Le projet de dépollution de la baie de Hann répond à une véritable urgence écologique et sanitaire qui est de sauver cette sublime baie, menacée d’une dégradation irréversible.» «Des rejets directs dans les eaux de la baie, des effluents domestiques et industriels, car 60% des industries sont implantés dans cette zone», constate Irène Mignasson.

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