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Le Sénégal scrute les meilleures gestions de la copie privée pour l’adopter. Une rencontre réunissant 14 pays et 5 organisations internationales se tient à Dakar depuis hier. Cet atelier sous-régional sur la copie privée sonore et audiovisuelle et la reprographie veut promouvoir et coordonner les différentes stratégies nationales et régionales de mise en œuvre de la rémunération pour copie privée et de la reprographie.

C’est une vieille revendication en passe d’être réglée. Un artiste doit vivre décemment de son art. La loi définissant le statut de celui-ci étant dans les circuits administratifs, son vote est attendu au premier trimestre de 2020. Les questions réglementaires réglées, l’Etat s’attaque à celle de la rémunération. A cet effet, un atelier sous-régional sur la copie privée sonore et audiovisuelle et la reprographie se termine aujourd’hui.
Depuis deux jours, 14 pays et 5 organisations internationales sont à Dakar. Promouvoir et coordonner les différentes stratégies nationales et régionales de mise en œuvre de la rémunération pour copie privée et de la reprographie, telle est l’objectif de la rencontre. Qui servira de forum de discussion et de partage des politiques et des expériences entre les Etats membres. En résumé, le Sénégal veut copier toutes les bonnes pratiques de l’étranger pour l’adopter. A cet effet, le ministre de la Culture et de la communication a fait 5 recommandations hier, lors de la cérémonie de lancement de l’atelier. Abdoulaye Diop a énuméré 5 impératifs. Il s’agit de la «sérénité, de la transparence, une bonne image, l’harmonisation et la coordination des efforts, et enfin le partage des expériences».
Pour la Sodav, cette rencontre permettra de mettre la pression sur le gouvernement pour accélérer la machine administrative. Ngoné Ndour reconnaît qu’il ne «reste que quelques détails à peaufiner avec la douane». Cependant, même si l’effectivité de la loi est attendue «au premier trimestre de 2020», il demeure urgent de s’atteler à son organisation, car «c’est une manne financière. Le Sénégal importe beaucoup de supports. Si on applique la copie privée, cela va permettre aux ar­tistes de mieux vivre», a détaillé la présidente du Conseil d’administration de la Sodav.
Les délégations étrangères ne sont pas venues que pour échanger leurs expériences avec le Sénégal. Bien au contraire, la rencontre vise à harmoniser la rémunération sur la copie privée. Pour Bernard Muller de la Fédération internationale des organisations gérant le droit de reproduction, «il faut réussir à transposer les lois matures en tenant compte du développement du digital».
mgaye@lequotidien.sn

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