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C’est désormais fait ! Le Sénégal a inauguré son premier salon dédié aux professionnels des cultures urbaines. Un pas vers la création d’un marché.

Ça y est ! Le Hip-hop summit a ouvert ses portes. Pour la première fois, le Sénégal accueille un salon mondial dédié aux professionnels des cultures urbaines. Comment parvenir à poser les jalons d’une industrialisation de cet art ? Quels sont les défis à relever ? Quelles sont les tendances du moment dans les cultures urbaines ? Voilà, entre autres, les interrogations auxquelles les professionnels venus de 15 pays vont tenter d’apporter un début de réponse.
Ils ont, pour ce faire, 3 jours pour s’épancher sur la thématique générale qu’est le hip-hop au cœur de la transformation sociale. Hier lundi 18 juin 2018, Didier Awadi du Sénégal, Lexxus Legal du Congo Kinshasa et Malal Almamy Talla (Fou Malade) du Sénégal ont tenté d’expliquer comment connecter l’Afrique via le hip-hop et les cultures urbaines. Plus tard dans la soirée, Gacirah Diagne, Safouane Pindra et Mohamed Doumbia ont emboîté le pas au premier groupe et tenté de comprendre la relation entre politiques publiques et cultures urbaines.
Ce mardi, hip-hop et migrations passeront au filtre tenu par Matador, Birame Diouf et Rival du Canada. Leur objectif sera de répondre à cette interrogation : Comment analyser, avec la mobilité des auteurs, la nouvelle géographie dans le hip-hop et les cultures urbaines ? Dans la même journée, Toni Blackman des Etats-Unis d’Amérique, Khoudia Touré, Khadiatou Cissé, Cécile Navarro de la Suisse et Fatou Kandé Senghor vont animer un panel sur la femme et le hip-hop. Pour le dernier jour du Hip-hop summit, la valeur ajoutée du numérique à la production musicale dans le secteur du hip-hop et des cultures urbaines sera objet de débats. Ismaïla Talla, Mamadou Dione, Mass Seck et Didier Toko du Cameroun seront les panelistes. Et pour finir, le Dr Ibrahima Wane de l’Ucad, Thiat du groupe Keur Gui, Elom20ce d’Asrafo vont animer le dernier atelier dont le thème portera sur les «50 ans de lutte : Les rappeurs de 2018 sont-ils les héritiers des révolutionnaires de mai 68 ?»
Il faut noter que le Hip-hop summit est l’activité majeure du Forum des cultures urbaines du Sud (Focus). Ce dernier, dont l’objectif est de contribuer à la promotion de la diversité culturelle et à l’essor des industries culturelles des pays de la sous-région, est composé par Africulturban, Association Guédiawaye hip-hop, Maison des cultures urbaines du Sénégal, la Fondation sur le Niger du Mali, Zaza productions de la Mauritanie et d’Eac Le Boulevart au Maroc.
Le Focus met l’accent sur la formation des jeunes. Fou Malade estime que «le Focus nous a permis de constater que les centres hip-hop sont une académie à part entière. C’est pourquoi j’interpelle les autorités : Les jeunes ne se retrouvent plus dans les autres académies. Le Focus a révélé toute cette importance que revêtent les cultures urbaines, car elles forment des jeunes qui vont faire de l’auto-emploi. C’est à renforcer. On ne peut être soutenu par l’extérieur alors que des milliards sont mis dans d’autres secteurs non rentables. Tout le monde ne peut pas aller à l’école. Il est important qu’on réfléchisse sur comment continuer».

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