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Fadel Barro

Les dernières infos en provenance de la Rdc et de la Gambie montrent que la démocratie n’est pas encore achevée sur le continent africain. En conclave à Dakar, 9  mouvements citoyens africains affichent leur détermination à inverser la courbe de la dictature pour faire triompher la démocratie et la liberté.

Les mouvements citoyens africains jouent sur les symboles. En conclave à Dakar, ils ont délocalisé leurs activités à Gorée, qui marque à jamais l’histoire de l’Afrique, pour parler de liberté dans ce continent qui conserve les dernières ceintures autocratiques du monde. Y’en a marre, Lucha (Rdc), Balai citoyen (Burkina Faso) ainsi que les mouvements citoyens issus du Tchad, du Congo, de la Gambie et du  Madagascar nagent dans la même direction, en ce qui concerne le destin de l’Afrique.
Entre la situation en Gambie où le Président défait refuse de céder le pouvoir et la Rdc où le mandat constitutionnel du Président Kabila a pris fin, les acteurs de la plateforme des mouvements citoyens avaient de la matière. Et des appels à lancer. Serge Bambara, coordonnateur du Balai citoyen, s’indigne en paraphrasant Thomas Sankara : «Malheur à ceux qui bâillonnent leur Peuple, malheur au dictateur gambien Yahya Jammeh, malheur à Joseph Kabila.»
Serge Bambara ajoute que des actions de communication à travers les réseaux sociaux par les publications d’enregistrements vidéo et audio, de lettres ouvertes seront partagées avec l’ensemble de la communauté africaine et internationale. En plus de cela, ils ont sorti un single, intitulé Ça suffi, qui demande aux Présidents gambiens et congolais de quitter le pouvoir. Ils envisagent de mener aussi des actions concrètes sur le terrain en organisant des meetings, des sit-in, des marches pour dire non aux forfaitures qui sont en train d’être perpétuées. Il a, par la même occasion, annoncé que différentes manifestations synchronisées dans les différentes capitales africaines se tiendront le 17 janvier prochain à l’occasion de l’anniversaire du décès de Patrice Lumumba.
Ce n’est pas tout : Ils ont échafaudé d’autres stratégies pour conscientiser les citoyens dont la plus importante est l’organisation d’un rendez-vous annuel dédié à la jeunesse africaine. Au final, ils ont mis en place l’Université de l’engagement citoyen qui doit se tenir à Dakar en juin 2017. L’objectif de celle-ci, selon Fadel Barro, coordonnateur du mouvement Y’en a marre, est de permettre à la jeunesse  africaine de mieux se connaître, mais aussi de développer sa propre thématique et de faire des plaidoyers forts sur les sujets qui agitent le continent. «C’est de regrouper, en dehors des leaders des différents mouvements citoyens, des jeunes activistes africains», a-t-il ajouté. Poursuivant son speech, il a fait savoir qu’une équipe est déjà mise en place pour travailler sur l’effectivité de cette université africaine.

bseck@lequotidien.sn

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