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Awa Marie Coll Seck, ministre sénégalais de la Santé et de l’action sociale.

Des ministres de la Santé des pays d’Afrique, d’Asie, membres du Partenariat pour la population et le développement (Ppd) et des experts tiennent à Dakar une conférence internationale interministérielle sur la population et le développement. A travers la Coopération sud-sud, ces pays veulent bâtir un plaidoyer fort pour renforcer les capacités des systèmes de santé des pays du Sud.

Renforcer le système de santé des pays du sud, membres du Partenariat pour la population et le développement (Ppd) pour prendre en charge les questions liées à la santé de la mère de l’enfant, de l’adolescent. Tel est l’objectif fixé par l’organisation intergouvernementale qui réunit 26 pays d’Afrique d’Asie et latino-américains représentant environ le 2/3 de la population mondiale. Pendant deux jours, les 15 délégations présentes à Dakar vont échanger et discuter sur les problèmes de population et de développement, notamment la santé de la reproduction, la mortalité maternelle, néonatale, infantile, la santé de la reproduction des  adolescents.
Des communications sont attendues sur des thèmes qui touchent à la migration mais aussi au vieillissement de la population auxquels certains pays comme la Chine font face. Autant de défis qui se posent aux pays du Sud et auxquels il faudra faire face, promettent les participants. Les pays ont des préoccupations différentes ; certains ont des problèmes avec la prise en charge des jeunes, d’autres sont confrontés à un vieillissement de la population. «On va mettre tous ces problèmes sur la table et essayer de discuter, d’échanger pour voir les stratégies à mettre en place pour nous amener vers un développement harmonieux des populations», soutient Dr Mamadou Bocar Daff, directeur de la Santé de reproduction et de la survie de l’enfant au ministère de la Santé et de l’action sociale.
Pour sa part, le ministre de la Santé Awa Marie Coll Seck, venue présider la rencontre, estime qu’«il faut prendre en considération tous ces défis car nous évoluons dans un monde où d’après les statistiques d’ici à 2050, la population mondiale va se chiffrer à environ 9 milliards». «Ce qui veut dire que la population va augmenter, alors que les ressources financières et naturelles sont en train de diminuer, la surface de la terre diminue avec la montée des eaux», alerte le ministre de la Santé et de l’action sociale. Autant de défis pris en compte dans le plan stratégique quinquennal qui a été élaboré par le Ppd. Celui-ci sera validé au cours de la réunion interministérielle.

La Chine annonce la construction de 100 structures de santé en Afrique
La Chine, qui préside actuellement le Ppd en la personne de son ministre de la Santé, s’est engagée à relever le niveau de la Coopération sud-sud dans le cadre de cette organisation. Il a annoncé la construction de 100 structures hospitalières en Afrique pour appuyer davantage le système de santé. Ce n’est pas tout, le vice-ministre chargé des questions de population Wang Pei’an, par ailleurs président du Conseil d’administration de Ppd, a octroyé 300 bourses aux pays en développement. Ces bourses sont destinées aux personnels de santé pour un renforcement des capacités dans les domaines de la santé de la reproduction des femmes et des adolescents.
La Chine s’est également engagée à financer à hauteur de 1,8 millions dollars la construction du siège du Ppd, qui sera édifié à Dhaka au Bangladesh.
Le Partenariat pour la population et le développement (Ppd) est né d’une Organisation non gouvernementale, mais il a fini d’avoir un statut d’organisation intergouvernementale. Il fonctionne sur la base de cotisation des Etats membres et œuvre pour le développement des pays du Sud.
ndieng@lequotidien.sn

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