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Le Président de la République reçoit ce mardi l’opposition regroupée au sein de Manko Wattu Sénégal. Je m’en réjouis, partisan du dialogue que je suis. Toutefois, j’invite toutes les parties concernées à poser les véritables questions qui intéressent, non pas les politiques ou  politiciens, mais celles qui régulent la vie des Sénégalais.
A mon humble avis, il ne serait pas acceptable de discuter de questions sans grand intérêt pour les populations, comme par exemple, la démission du Ministre de l’intérieur dont le seul tort est d’être un rempart qui protège Macky Sall. Cette approche de l’opposition me rappelle celle de Maitre Abdoulaye Wade qui, au plus fort du combat contre le Ps nous disait : «Pour atteindre Abdou Diouf, il faut liquider Jean Collin ». Le stratège  avait raison, quand Collin est parti, Diouf, vulnérable, fut battu.  Ce combat n’est pas celui du peuple sénégalais.
Il ne serait pas non plus acceptable de ne parler que d’élections et des moyens de se tailler une place à l’Assemblée nationale. Une telle posture serait une compromission sur le dos du peuple.
Alors posons le vrai débat :
Est que mes oncles de Keur Farang ou de Yang Yang sont satisfaits du fonctionnement de l’Assemblée Nationale ? Non assurément. Il faudrait des lors crédibiliser d’avantage cette institution  très utile. Pour ce faire je propose :
La suppression du salaire du député et son remplacement par des indemnités de session.
Le Sénégalais accepte difficilement que le député perçoive un salaire  allant de Un million deux cent cinquante mille à quatre millions alors qu’il ne travaille que pendant quatre mois dans l’année ;
La réduction du nombre de députés qui passerait de cent cinquante à cent dont les  dix représenteraient les Sénégalais de l’extérieur ;
La suppression de la liste nationale et l’élection des députés au scrutin uninominal à deux tours ;
La réduction du nombre de partis. Les dix arrivés en tête lors des prochaines législatives seraient pris en charge par l’Etat etc….
La définition du statut de l’opposition et la désignation de son chef qui devrait être le candidat arrivé en seconde position lors de l’élection présidentielle. Nous sommes en régime présidentiel et non parlementaire ;
La relance du dialogue dans tous les secteurs  (économie, social, éducation etc…)
La recherche de solutions tendant à renforcer l’unité nationale et la sécurité. Ces questions ne sont pas partisanes mais sont d’intérêt  national.
Voilà pourquoi j’invite tous et toutes à réfléchir au tour de ces questions et d’autres qui sont vitales pour l’avenir de notre pays.
Serigne Mbacké NDIAYE
  Ancien Ministre
Président de la Convergence Libérale et Patriotique

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