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Depuis hier, Dakar accueille des officiers de l’Armée, de la police et de la gendarmerie venus du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Togo, de Guinée, du Nigéria et du Ghana dans le cadre d’un séminaire politique sur l’état des formations sur la prévention du terrorisme destinées aux Casques bleus africains.

L’Afrique paie un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme. Chez les soldats de la paix, la facture est très élevée en termes de vies humaines perdues. Le cas du Mali, où plus de 146 Casques bleus ont été tués depuis le début des opérations contre les djihadistes en 2013, en est une parfaite illustration. Dakar accueille depuis hier, un séminaire politique sur l’état des formations sur la prévention du terrorisme destinées aux soldats de la paix africains. A l’initiative du Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix, des officiers de l’Armée, de la police et de la gendarmerie, venus du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Togo, de Guinée, du Nigéria et du Ghana ont répondu à l’appel. Selon Mohammed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et au Sahel, «la valeur ajoutée des Nations-Unies et cette confrontation contre le terrorisme et la violence extrémiste n’est pas de délivrer une réponse militaire décisive mais plutôt de supporter et de renforcer des mesures préventives». Et la démarche de l’Onu, selon le représentant de Antonio Guterres, c’est est la prévention et le dialogue. Pour lui, même si «nous ne pouvons que condamner l’impunité», le respect des droits humains et la protection des civiles doivent être aussi de mise sur les théâtres de maintien de la paix. L’approche économique, dit-il, est un facteur-clé qu’on doit prendre en compte également par rapport aux populations locales. Il a donné l’exemple d’Agadez au Niger où on interdit aux gens de mettre en location leurs maisons aux étrangers pour des raisons de sécurité, «on doit aussi utiliser des termes adéquats par rapport aux individus et aux communautés. Donc il faut faire très attention avec les termes utilisés, Il ne faut pas utiliser les mauvais termes et les mauvais mots. L’utilisation de ces mots a des implications importantes par rapport au maintien de la paix», suggère M. Chambas.
Le représentant de la Cedeao a, pour sa part, reconnu les faiblesses de nos armées qui occasionnent la mort de soldats en zone de guerre. Pour lui, aujourd’hui il y a un besoin de formation standard pour mieux lutter contre le terrorisme. Cette rencontre est organisée avec l’appui du gouvernement japonais et du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud). Elle entre dans le cadre du programme dénommé «Amélio­ration des capacités de réponse au terrorisme dans les missions africaines de maintien de la paix».
msakine@lequotidien.sn

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