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Mamadou Lamine Diallo et Cie n’assisteront à une quelconque rencontre sur le processus électoral comme voulu par le chef de l’Etat. Pour Manko wattu Senegaal, le Président n’a pas respecté ses engagements.

Fac au non respect de ses engagements pris sur le processus électoral, le Président Macky Sall s’attire la colère des membres du Front pour la défense du Sénégal/Mankoo wattu Sene­gaal (Fds/Mws). En conférence de presse hier, au siège du Grand parti, le coordonnateur de la coalition, Mamadou Lamine Diallo et Cie ont décliné publiquement l’invitation du chef de l’Etat à participer à la rencontre sur le processus électoral qui était prévue hier. Ils sonnent la mobilisation pour contrer un «coup d’Etat électoral en préparation» et appellent leurs membres à ne pas assister à cette rencontre portant sur le processus électoral. Dans la même veine, Mamadou Lamine Diallo récuse le ministre Abdoulaye Daouda Diallo qu’il juge «inapte» pour organiser les prochaines élections législatives. Il a souligné différentes fausses notes qui ne riment pas avec les promesses que le Président leur avait faites. D’abord, il fustige «l’augmentation du nombre de commissions administratives à 700 fin dé­cembre, puis le non respect de la date des élections législatives prévue le 2 juillet 2017 et celui de l’atteinte de l’objectif de 4 millions d’inscrits au 2 avril 2017», entre autres engagements. «15 députés sont alloués à la diaspora sur la liste majoritaire dans des départements taillés sur mesure. Le ministre de l’Intérieur a décidé de faire siéger dans le comité de suivi électoral des personnes qui n’y ont pas droit en violation des principes arrêtés en commun. Il a ainsi inventé un quatrième pôle dit des «Indépendants» à l’insu de l’opposition et des Non-alignés», ajoute-t-on.
Par conséquent, Manko wattu Senegaal demande à Macky Sall de fixer la date des élections législatives «dans le respect du calendrier républicain», rejette «toute inscription nocturne dans les commissions administratives et demande de respecter l’engagement de mettre en place les 700 commissions ad­mi­nistratives». Mais en même temps, l’opposition exige que les populations soient informées sur les commissions itinérantes et sur l’évolution du nombre d’inscrits. Elle regrette enfin les pratiques visant à favoriser les militants de Benno bokk yaakaar dans la Diaspora tout en annonçant «un plan d’actions de lutte contre la dictature rampante du régime de Macky Sall».
msfaye@lequotidien.sn

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