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Plus que deux mois et demi avant le coup d’envoi des Rencontres photographiques de Bamako. A l’approche de cette 12e Biennale, prévue du 30 novembre au 31 janvier 2020 dans la capitale malienne, Igo Diarra bat le rappel. Le nouveau Délégué général de la Biennale donnait ce jeudi 12 septembre une conférence de presse à Paris, après être passé par Ouaga­dougou ou Conakry. Il voit les choses en grand pour fêter les 25 ans de cette manifestation, devenue au fil du temps le plus grand rendez-vous panafricain de la photo. 85 photographes d’Afri­que et de la diaspora sont invités à Bamako, deux fois plus que lors des éditions précédentes. Les sites d’expositions  seront au nombre de 12, du Musée national au Palais de la culture, en passant par le Conservatoire, ou des lieux inédits comme le lycée de jeunes filles Aminata Ba et le Cinéma El Ilal.
Le nouveau Délégué général fourmille d’idées pour célébrer les 25 ans de ces Rencontres photographiques. Faire venir les grands noms des éditions précédentes, créer un catalogue en trois langues, dont le bambara. Directeur de la Galerie Medina et des Editions Balani’s, Igo Diarra rêve aussi de donner à l’événement une dimension pluridisciplinaire, avec, pourquoi pas, un grand concert au stade Modibo-Keïta. Reste à trouver des fonds à la mesure de ces ambitions. Dans l’idéal, Igo Diarra aimerait doubler le budget initial, de 500 000 euros, financé pour moitié par l’Institut français. «On est en train de frapper à plusieurs portes justement, en diversifiant les partenaires. C’est le plus bel outil dont le Mali dispose, c’est le plus grand événement africain en termes de photos et de vidéos. Donc il est important que les collectionneurs, les mécènes africains se positionnent et mettent la cagnotte sur la table.» Quant à l’organisation, elle revient cette année entièrement à l’Etat malien, l’Institut français n’est plus co-organisateur. Conséquence concrète : l’impression des photos se fait désormais au Mali, et plus à Paris. Les équipes du Centre de formation en photographie et de la Maison africaine de la photo sont donc à pied d’œuvre pour fournir les quelques 1500 clichés à exposer.
Rfi

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