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Le Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Secnsa), en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), a procédé hier au lancement officiel du projet de Renforcement de capacités en matière de Gouvernance de la sécurité alimentaire et de la résilience (Rc/Gsar) dont la phase pilote devrait être déployée dans la région de Matam.

Initié depuis 2014, le projet de Renforcement de capacités en matière de Gouvernance de la sécurité alimentaire et de la résilience au Sénégal (Rc/Gsars) a été officiellement lancé hier. Il s’étale sur 4 ans (2017 à 2021) et a pour ambition de renforcer la mise en œuvre et la coordination de la sécurité alimentaire et de la résilience au Sénégal. Pour le moment, il va se faire dans un site pilote à identifier. Mais dans sa conception, «nous avons eu à choisir la région de Matam pour tout ce qui est travail à faire au niveau des comités départementaux de sécurité alimentaire et comités régionaux de sécurité alimentaire», renseigne Mme Cissokho Soukey­na Chimère Diaw, coordonnatrice du projet, en marge d’une rencontre pour le partage du document entre les acteurs. Qui explique que Matam a été choisie parce que c’est une zone où il y a beaucoup de partenaires qui interviennent dans le domaine de la sécurité alimentaire et de la résilience. Mais également, «on voit que toujours, il y a des problèmes d’insécurité alimentaire et de la malnutrition qui deviennent de plus en plus chroniques». Donc, il serait bon de discuter avec l’ensemble des acteurs, mettre en place des outils sur le terrain, de pouvoir collecter, analyser ces données, animer les cadres avec l’ensemble des acteurs pour qu’ils puissent vraiment essayer de voir comment se comporte cette gouvernance de la sécurité alimentaire et de la résilience.
Pour Kaori Tanaha, première adjointe de la Jica au Sénégal, ledit projet est estimé à 4 millions de dollars Us, soit environ 2 milliards de francs Cfa. A l’en croire, la question de la sécurité alimentaire est très importante. C’est pourquoi ils se sont intéressés à cette problématique. En effet, il y a 4 ans en arrière, le gouvernement du Séné­gal, à travers le Secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire (Secnsa) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), s’est engagé dans un processus de formulation d’un projet de renforcement des capacités en matière de gouvernance de la sécurité alimentaire et de la résilience. L’élaboration de ce projet a été conforme au document de politique du Sénégal en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, et la recherche d’une résilience des ménages et communautés face au changement climatique.
mfkebe@lequotidien

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