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Birane Niang, sg ministère de la culture.

Pour faire comprendre l’approche genre à ses agents, le ministère de la Culture et de la communication a organisé une session de renforcement de capacités sur cette question. Lors de cette rencontre, les panélistes ont expliqué que le concept genre propose une analyse comparative des inégalités entre les sexes afin de les corriger.

Aider et faire mieux comprendre le concept genre à ses agents : c’est l’exercice auquel s’est prêté le ministère de la Culture et de la communication hier. Lors d’une session de formation en renforcement de capacités, les échanges ont essentiellement porté sur l’approche genre. L’idée était déjà de montrer que le genre n’est pas seulement favorable aux femmes. D’emblée, Nafissatou Ndiaye Diakité, experte sur la question, a souligné que le genre vise à analyser les inégalités issues des interactions entre les deux composantes de la société (homme et femme) afin de les corriger. L’enjeu, selon la consultante, c’est d’arriver à intégrer les hommes comme les femmes dans le processus de développement du pays. Toutefois, elle précise que de nombreuses études ont montré que la construction de la société avec des rôles spécifiques dévolus à la femme ne donne pas à cette dernière beaucoup d’opportunités pour participer à ce développement.
Revenant sur la compréhension du concept genre, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication soutient qu’il y a «des choses qui sont le résultat d’une construction sociale». Pour Birane Niang, l’objectif du genre c’est d’arriver «à gommer cette différenciation» dont peuvent être victimes aussi bien les hommes que les femmes. C’est aussi l’avis de la directrice de l’Equité et de l’égalité pour le genre au niveau du ministère de la Femme.
Pour montrer que les disparités peuvent toucher un sexe comme l’autre, Mme Absa Ngom renseigne qu’au niveau des régions, il y a des services de santé spécifiques aux hommes qui ne leur sont pas offerts. C’est l’exemple, d’après Mme Ngom, des pathologies liées à la prostate qui ne touchent que les hommes. Mais dans beaucoup de régions, ces derniers sont référés à Dakar. Pour la directrice de l’Equité et l’égalité pour le genre, c’est une «inégalité qui est vécue par les hommes et qui est institutionnalisée parce que ce sont des services offerts par le gouvernement». C’est, d’après elle, tout le sens du concept genre qui a comme objectif de faire bénéficier les mêmes services à tout le monde où que l’on soit dans le pays. D’ailleurs, pour Mme Ngom, c’est juste «une question de droits humains».
dkane@lequotidien.sn

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