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Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara), en partenariat avec le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), veut booster les capacités et la diffusion des technologies agricoles. Pour cela, cet organe technique de la Commission de l’Union africaine sur les questions relatives aux sciences agricoles, à la technologie et à l’innovation, tient depuis hier à Dakar, une formation du premier «contingent» de formateurs à la mise en place des plateformes d’innovation agricoles. Cette formation de trois jours vise, d’après Krishan Bheenick, chargé du renforcement de capacités au sein du Fara, à développer les capacités de la première cohorte de formateurs à fournir des informations précises sur les plateformes d’innovation en tant qu’instrument de diffusion de technologies pour la mise à l’échelle des technologies des spéculations du programme sur les Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (Taat).
Ledit programme travaille sur dix spéculations notamment, le riz, le maïs, le manioc, le blé, le sorgho, le mil, l’aquaculture, les petits ruminants, la patate douce à chair orange et la lutte contre la chenille légionnaire d’automne. Toutes ces dix spéculations, selon la note conceptuelle, sont «dotées de technologies présélectionnées qui auraient des potentialités à accroître les rendements et à générer des bénéfices substantiels et qui peuvent être mises à l’échelle… ».
Ainsi, note le document, «une bonne partie des compactes sur les spéculations du Taat ont manifesté un intérêt pour la création et/ou l’utilisation des plateformes d’innovation existantes dans les pays pour la mise en œuvre de leurs activités. Mais est-il évident que les capacités des acteurs nationaux à établir et à faciliter les plateformes d’innovation sont limitées et pourraient ne pas être en mesure de produire le niveau d’impact attendu par le cadre du Taat. Cette réalité explique la nécessité de renforcer davantage les capacités des acteurs nationaux».
Le Taat, souligne le document, «est un cadre développé par la Banque africaine de développement (Bad) faisant partie de ses efforts continus qui visent à favoriser le développement de l’agriculture sur le continent. Il vise à renforcer l’utilisation de technologies agricoles éprouvées par les acteurs afin de favoriser les changements nécessaires à travers l’amélioration de la productivité au niveau de l’exploitation et le développement de la chaîne de valeur».
La Bad y a déjà injecté près 120 millions de dollars, environ 60 milliards de francs Cfa, sur un coût global de plus d’1 milliard de dollars, environ 500 milliards de francs Cfa, selon Krishan Bheenick.
Le gap devrait être comblé par la contribution des bailleurs de fonds ainsi que celle des pays participant à cette initiative.
dialigue@lequotidien.sn

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