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Les acteurs du P2rs tirent un bilan satisfaisant du projet de Renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans six régions du pays.

Le Programme régional de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs) a démarré en 2016. A quelques mois de la clôture du projet, les acteurs tirent un bilan satisfaisant. «La plupart des indicateurs retenus pour ce projets ont été atteints, les bénéficiaires estiment que le projet a positivement impacté leur niveau de vie en termes d’augmentation de revenus et de qualité de vie», indique le coordonnateur P2rs Younoussa Mbalo.
L’objectif du P2rs était de renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Il intervient au Sénégal dans six régions (Fatick, Kolda, Ziguinchor, Tamba­coun­da, Kédougou et Matam) considérées comme des régions vulnérables. Des activités d’élevage aux activités d’aquacole en passant par celles de production maraîchère, le P2rs a essayé de répondre aux besoins et demandes réellement exprimés par les cibles.
Parmi les réalisations, la désalinisation des terres avec un objectif de récupérer quatre mille hectares. «Nous sommes à 85% de récupération sans compter les travaux en cours. En termes de production additionnelle liée à ces aménagements, nous avons largement dépassé les objectifs qui étaient de 30 mille tonnes», renseigne M. Mbalo. Pour l’élevage, il fallait réaliser des parcs à vaccination. «Nous avons atteint l’objectif qui était de six, nous sommes allés au-delà. Les unités de transformation de lait, de miellerie, nous sommes allés au-delà, bref, les indicateurs ont été dépassés», a applaudi le coordonnateur du P2rs.
A six mois de sa clôture, les acteurs espèrent respecter les délais du P2rs qui est de cinq ans. Cependant, il y a des défis à relever, notamment mieux accompagner et mieux structurer les bénéficiaires pour la valorisation effective des infrastructures. L’autre défi est relatif à la rétrocession des infrastructures en collaboration avec les collectivités territoriales.
Le ministère de l’Agriculture est comblé des réalisations du P2rs. «Ce qui marque le plus c’est qu’il n’y a pas eu de dérogation dans l’exécution du projet. Les délais sont respectés. Ce qui est très important. Il y a longtemps qu’on n’a pas vu au niveau du ministère un projet qui a respecté les délais», s’est réjoui Ibrahima Mendy. Le directeur de l’Analyse, de la prévision et des statistiques agricoles au ministère de l’Agriculture et l’équipement rural a félicité le coordonnateur du projet dont le taux de décaissement est de 87%. «C’est important et c’est vraiment très rare. Au niveau du suivi des projets, on voit souvent des demandes de prolongation des projets, ce qui n’est pas le cas pour ce projet-ci», acclame M. Mendy, par ailleurs président du comité de pilotage du P2rs.
Le P2rs est exécuté dans sept pays membres du Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) sur initiative de ces pays.
ksonko@lequotidien.sn

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