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Le projet Show a procédé à l’évaluation de ses activités de l’année 2018. Une évaluation à mi-parcours qui entrevoit des performances surtout dans les indicateurs suivants : les consultations prénatales, post-natales, les accouchements assistés, les consultations post-natales pour le couple mère-enfants et la vaccination contre la rougeole, la rubéole 1ère et 2ème doses. Les acteurs ont également relevé des contre-performances dans la formation des prestataires et des activités de terrain.

Au début du projet de Renforcement des résultats de santé pour les femmes et les enfants (Show) (Nldr : Strengthening health outcomes for women and children), il y avait quatre défis majeurs parmi lesquels relever les indicateurs des Consultations prénatales (Cpn) dans les sept régions ciblées par le projet en prenant en compte le taux d’achèvement des Cpn. A l’issue d’une évaluation, qui a réuni les parties prenantes, il a été noté que le projet a réalisé une performance. Pour la plupart, «les quatre indicateurs ont atteint l’objectif fixé au départ avec des taux de 80 à 90%», révèle Adama Touré, Coordonnatrice nationale du projet Show.
Mais, tout n’a pas été rose. Pour les indicateurs de processus, le résultat escompté n’a pas été atteint. Et déjà la coordonnatrice annonce des stratégies pour les corriger. Parmi celles-ci, il y aura le rattrapage surtout les formations destinées aux prestataires et les activités de terrain. «Il va falloir donner un quota aux Organisations communautaires de base (Ocb) pour qu’elles puissent toucher le maximum de personnes. Aussi faire en sorte que les Ocb utilisent les outils de communication parce que nous avons élaboré dans le cadre du projet des supports de communication», indique-t-elle. Il est attendu de ces acteurs une meilleure sensibilisation avec les adolescents jeunes pour les amener à s’exprimer librement et sans crainte lors des enquêtes. «Nous avons noté que les adolescents sont timides. Ils pensent que s’ils parlent des questions de Sraj, cela peut se retourner contre elles», note Adama Touré.
Précisant les détails de cette contre-performance, les responsables du projet ont pointé du doigt la longue grève des prestataires de santé observée l’année dernière. «Ce mouvement d’humeur a eu un effet négatif sur la performance du projet», regrette Mme Touré. Or, explique-t-elle, «toutes les dispositions pour dérouler les activités avaient été prises avant le mois de décembre de l’année dernière». Or «de juillet à décembre, la chose la plus difficile, c’était de tenir une activité», fait-elle savoir. De ce fait, beaucoup de formations à l’endroit des prestataires sur les soins après avortement, sur la santé de la reproduction, sur les méthodes contraceptives n’ont pu se faire de même que les réunions de coordination. «Heureusement, se réjouissent les acteurs, la grève est finie et nous pensons que cette année nous pourrons dérouler nos activités sans difficultés», espèrent-ils. Parmi elles, il y a les retards de justification des avances. Show, dans le cadre de ses activités, procède à des avances à l’endroit des Ocb et de tous ses partenaires, districts sanitaires, clubs Evf. Et d’après les explications de la coordonnatrice, ces derniers tardent à justifier les fonds utilisés dans la mise en œuvre. Ce qui, selon Mme Touré, impacte assez négativement le projet. Il faut rappeler que le projet Show est financé par le Canada. Il concerne 5 pays dont le Sénégal. Son coût est évalué dans ce pays à près de 4 milliards de francs Cfa. Il concerne sept régions, dont neuf districts sanitaires et 201 postes de santé. Le projet finit en décembre 2019.
ndieng@lequotidien.sn

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