PARTAGER

Pour lutter contre la fièvre, le gouvernement exige désormais un carnet de vaccination à tout voyageur dès l’arrivée à l’aéroport Blaise Diagne de Diass. Une mesure sans conséquences fâcheuses.

C’est une nouveauté, qui risque d’indisposer les passagers. Un carnet de vaccination contre la fièvre jaune sera exigé désormais à tout voyageur à son arrivée à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass. C’est une décision du ministère de la Santé et de l’action sociale, qui vise au «renforcement du système de surveillance épidémiologique et de l’application des recommandations du Règlement sanitaire internationale (Rsi)». Un communiqué du ministère des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires informe d’«une vérification systématique du carnet de vaccination contre la fièvre jaune à l’arrivée de l’aéroport international Blaise Diagne».
Cette mesure, d’après les services de Maïmouna Ndoye Seck, entre dans le cadre et en vertu de l’article 31 et des annexes 6 et 7 du Rsi. Ainsi, «il sera mis en place un dispositif de vaccination de tout voyageur non détenteur dudit carnet ou dont le carnet n’est pas à jour», précisent-ils. Si dans cette mesure, les autorités préviennent des risques sanitaires, d’autres conséquences risquent d’en découler. Car, cela risque d’alourdir les formalités et d’indisposer les passagers à l’image de plusieurs aéroports africains où des carnets de vaccination sont exigés. Les prochaines semaines seront un baromètre. Alors que les fiches d’embarquement et débarquement de la police ont été supprimées depuis un certain temps, au grand bonheur des passagers, l’exigence de carnet de vaccination contre la fièvre jaune risque de faire jaser.
Aujourd’hui, certaines pratiques, qui avaient cours à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, sont désormais présentes à Aibd. Alors que le nouvel aéroport est en pleine promotion de la modernité de sa logistique. Sur ce plan, ces mesures ne risquent-elles de décourager des passagers ? De plus, cette approche des services de Abdoulaye Diouf Sarr en relation avec son collègue Maimouna Ndoye Seck peut favoriser de petites pratiques de corruption. Au­jourd’hui, il est clair que les tares de l’aéroport de Dakar sont petit à petit en train d’être transportées à Diass. Les cambistes et les vendeurs à la sauvette pour ne pas dire ambulants, qui déambulaient dans les couloirs de Yoff, pullulent à l’entrée du nouvel aéroport. Et les mêmes causes risquent de causer les mêmes effets. Comme les charriots qui sont échangés contre 1 Euro ou 500 F Cfa.
bgdiop@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here