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Professeur Anta Tall Dia, présidente du Ceners.

Porter plus d’attention sur l’équité dans l’offre de service de santé, mais également prêter plus d’attention aux groupes vulnérables quand il s’agit d’élaborer des protocoles de recherche : C’est ce que veut le ministère de la Santé. Qui, en collaboration avec le Comité national d’éthique pour la recherche en santé du Sénégal (Cners), l’Institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) etc., organise depuis hier un atelier de formation. Lequel vise à renforcer les capacités des institutions de recherche, des universités, des représentants de la Pharmacie nationale etc., sur l’intégration du genre et de l’égalité des sexes dans la recherche en santé. «Comme vous le savez, les comités nationaux d’éthique ont pour rôle de s’enquérir de la qualité technique de la recherche au Sénégal et dans les autres pays où existent des comités d’éthique, mais également du respect de droit des populations qui sont soumises à ces recherches», a déclaré hier Professeur Anta Tall Dia, présidente du Ceners.
Elle ajoute que c’est en ce sens que ce projet a été gagné par ces différents partenaires pour former les membres des comités d’éthique, les partenaires etc.
D’après elle, la prise en compte du genre est un enjeu pour nos politiques. «Vous n’êtes pas sans ignorer que 50% des populations dans nos pays sont composés de populations vulnérables. Et ce sont ces populations-là qui font l’objet de recherche», a-t-elle dit.
Au niveau du ministère de la Santé, la prise en compte de l’approche genre est une problématique qui n’est pas suffisamment explorée, d’après Samba Cor Sarr. Le chef de la Division de la recherche au niveau dudit ministère s’explique : «Il se pourrait qu’on fasse du genre sans le nommer parce que tout simplement les concepts qui structurent la démarche n’avaient pas été disponibles au niveau des acteurs.» Donc, poursuit-il, «aujourd’hui, cette formation nous permet de mettre les concepts sur les actes que nous avons eu à poser et de vérifier si réellement l’approche telle que structurée et conceptualisée est présente dans nos us et coutumes en tant que régulateurs, mais également en tant que chercheurs». Pour lui, ladite formation entre dans le cadre d’un projet de 2 ans. Il vise à renforcer les capacités de acteurs de la recherche à implémenter la culture d’approche genre dans le champ de la recherche tant au niveau du Sénégal, mais aussi de la sous-région. Parce que, annonce M. Sarr, l’année prochaine ils iront au Mali pour organiser le même processus avec leurs collègues maliens et la même chose se fera aussi avec leurs collègues du Ghana. «C’est pour dire que le Sénégal va devenir le pays d’impulsion de l’approche genre dans le champ de la recherche au niveau de l’espace Cedeao», a-t-il soutenu.

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