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La finance islamique gagne de plus en plus du terrain dans le monde. Car elle est une alternative crédible à la finance classique. Le Sénégal, s’étant doté d’une loi allant en ce sens, forme ses cadres de l’Administration pour leur permettre de se familiariser avec ce concept, d’appréhender son importance socio-économique et d’accompagner le projet Waqf au Sénégal.

«Les politiques à fort contenu social peinent à se traduire en résultats tangibles : la pauvreté, les inégalités sociales ainsi que les disparités territoriales restent préoccupantes, mettant en évidence l’urgence d’améliorer de manière durable, les conditions de vie des populations. Aussi, la perspective d’atteindre les Omd à l’horizon 2015 s’éloigne de plus en plus, notamment pour les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’assainissement.»  Ce diagnostic économique et social du Pse, rappelé par Oulimata Diop, la directrice générale de la Haute autorité du Waqf, en dit long sur les besoins de financement de ces secteurs cités. Et pour atteindre ses objectifs, le Sénégal a fait du financement islamique, un atout majeur. C’est dans ce contexte qu’il a été voté la loi sur le Waqf en 2015. L’objectif est de permettre à cet instrument de jouer pleinement son rôle de vecteur de développement socio-économique et de lutte contre la pauvreté. En effet, le Waqf est une institution islamique ayant pour vocation d’immobiliser et d’aliéner un actif en vue de permettre à des bénéficiaires ciblés de jouir de revenus tirés de l’exploitation dudit actif. C’est dans ce contexte qu’il a été organisé, ces derniers jours, un atelier de formation de 3 jours pour les cadres de l’Administration sur la gestion du Waqf. L’objectif de cet atelier est de permettre aux cadres de se familiariser avec ce concept, d’appréhender son importance socio-économique et d’accompagner le projet Waqf au Sénégal. A ce titre, il faut noter que la Haute autorité du waqf, en partenariat avec la Banque islamique de développement, est en train de préparer un Waqf pour les daaras. Si pour le moment le coût exact n’est pas encore connu, l’on renseigne que ce projet vise à doter une infrastructure de ce nom aux daaras en plus de la mise en place d’un curriculum scolaire pour ces derniers.
mgaye@lequotidien.sn

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