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Le Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs) construit une ferme aquacole d’une capacité de 5 tonnes de poissons par an dans la commune de Fatick, afin de renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire

En vue d’assurer un approvisionnement correct des marchés locaux en poissons, le Pro­gramme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs) est en train de construire dans la commune de Fatick une ferme aquacole d’une capacité de 5 tonnes de poissons par an. A en croire Jean Marie Sambou, chef d’antenne de la zone centre de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) qui s’exprimait vendredi dernier à l’occasion d’une mission de supervision de la Banque africaine de développement (Bad), cette ferme est constituée de 5 bassins en liner (avec des bâches) de 150 m2 chacun. «Ces bassins ont chacun la capacité d’accueillir 3 000 individus, lesquels doivent être grossis jusqu’à la taille commerciale de 250 g. Ce qui fait au bas mot une capacité de production de 500 kg/bassin. Avec les 5 bassins que nous avons ici, on peut avoir 2,5 tonnes tous les six mois. Cela veut dire que dans l’année, les acteurs pourront récolter 5 tonnes de poissons qui seront vendus à 1 000 francs/kg, ce qui fait 5 millions de francs Cfa», a expliqué M. Sambou.
A côté de cette ferme est érigée une unité de fabrication d’aliments d’une capacité de 500 à 800 kg/heure. Elle est destinée d’abord à approvisionner cette ferme aquacole ainsi que toutes les autres fermes que le P2rs est en train de mettre en place à travers le pays. Selon toujours le chef d’antenne de l’Ana, cette unité va apporter la solution au problème d’aliment que rencontre l’aquaculture au Sénégal en ce sens que, selon M. Sambou, cette usine va produire de l’aliment performant qui contient 32% de protéine et qui peut flotter pendant 12 heures d’horloge.
Par rapport au choix de la capitale du Sine pour abriter cette unité, le technicien a renseigné que la position centrale de Fatick et l’existence dans cette localité de sous-produits agricoles com­me le son de riz ou de mil, les tourteaux d’arachide, la farine de poisson, entre autres, ont été les facteurs les plus déterminants.
Par ailleurs, il faut noter que cette mission de supervision de trois jours a aussi permis à Hatten Fela, chargé des projets agricoles au bureau de la Bad au Sénégal, ainsi qu’au coordonnateur national du P2rs, You­nous­sa Mballo, de visiter les chantiers du marché de bétail de Mbar, de la digue anti-sel de Mbouloum, de la retenue d’eau et de franchissement de Ndiankha Ali, de la ferme aquacole en cage flottante de Ndangane Sambou. De même, ils ont visité la nouvelle station météo de Fatick équipée par le P2rs à hauteur de 10 millions de francs Cfa, la réserve de Samba Dia et la pépinière de Fimela.
A l’issue de cette visite de terrain effectuée dans les trois départements de la région, les experts de la Bad se sont félicités de l’état d’avancement de certains chantiers tout en déplorant le retard accusé dans d’autres.
dndong@lequotidien.sn

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