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L’arrêt des tiraillements et l’organisation dans les délais des élections pour le renouvellement du conseil de l’Ordre des médecins. C’est ce qu’exige le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames). Dans un communiqué, le syndicat informe qu’il n’acceptera aucune tentative de musellement de l’Ordre des médecins du Sénégal.

L’attitude du ministère de la Santé et du conseil de l’Ordre des médecins pour l’organisation du renouvellement dudit conseil, n’est pas du goût du Sames. L’organisation syndicale ayant appris que le ministère de la Santé a annulé l’organisation du renouvellement de cette instance prévue le 26 octobre 2019, date retenue par les deux parties, constate «la tentative d’organisation de ces élections malgré l’absence de consensus avec la tutelle ». Le syndicat des médecins regrette en même temps, les tergiversations du ministère de la Santé qui, selon lui, sont «basées sur un «juridisme inapproprié à la situation»». Selon les membres du Sames, cela contribue «à une perte de temps précieux aux médecins ». Dans son document, le syndicat rappelle que «l’Ordre des médecins est d’abord une affaire de médecins, la tutelle ne doit pas essayer de lui dicter sa conduite». D’ailleurs, selon les syndicalistes, «aucun ministère de tutelle ne revendique l’organisation d’élections des ordres qui leur sont rattachés après la mise en place initiale (Ordre des avocats, Ordre des architectes, etc.) comme commence à le faire le ministère de la Santé». D’après eux, la tutelle n’en fait pas de même pour l’Ordre des pharmaciens ni celui des chirurgiens-dentistes. Le Sames regrette ainsi «ce quiproquo dans l’organisation de ces élections qui relèvent de l’entière responsabilité de ces deux hautes autorités du secteur de la santé». De même, il rappelle au ministère de la Santé et au conseil de l’Ordre que les médecins n’ont pas besoin de polémiques et de tiraillements mais de collaboration entre les deux institutions. L’organisation syndicale dénonce par ailleurs, «la fébrilité dans l’organisation de ces élections et le manque de prise de hauteur par le ministère de la Santé et le conseil de l’Ordre des médecins mettant les médecins entre deux feux ». Un autre grief du Sames, c’est «la prise d’un décret nommant les membres de la commission organisant les élections à cinq jours des élections alors que la loi devant faire passer l’âge de la retraite à 65 ans dort dans les arcanes de l’administration depuis un an».
Pour faire face à cette situation, le Sames demande aux «médecins de surseoir à toute activité en rapport avec ces élections et de rester à l’écoute de la commission de renouvellement dont les membres connus pour leur probité bénéficient d’un préjugé favorable pour une organisation transparente et incontestée». S’agissant du ministère de la Santé et du conseil de l’Ordre, il leur est demandé «de prendre leurs responsabilités chacun en ce qui le concerne pour une organisation apaisée, inclusive et dans les délais des élections». Le Sames, qui rappelle qu’il n’acceptera «aucune tentative de musellement de l’Ordre des médecins du Sénégal», appelle ces derniers à être solidaires et déterminés pour la défense de leur dignité et leurs droits.

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