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Un doublon dans chaque commune. Voilà ce qui se dessine pour le Parti démocratique sénégalais (Pds) en plein renouvellement de ses structures. «Pour une Assemblée générale du Pds, les convoqués doivent être des militants du Pds et non des employés municipaux. Une section sans Rokhaya Samb, sans Talla Diagne ni Daba Ngom, vous croyez que c’est sérieux ?», s’étonne Talla Diagne nouvellement porté par ceux qui se disent «les authentiques» à la tête de la section de Rufisque Est. «Cette section est le cadre opérationnalisé pour dérouler nos actions en perspective des élections de 2019», a affirmé M. Diagne.
Pour la présidente des femmes de la section, l’heure est à la mobilisation pour faire revivre le parti. «Nous étions classés parmi les derniers lors des dernières élections. Notre ambition est de revenir à notre vraie place», a soutenu Rokhaya Samb. Revenant sur la guerre larvée au sein de leur formation, elle dit : «Il y a une division bien sûr, mais il y a d’un côté le camp de la vérité et de l’autre celui de l’amalgame et des opportunistes», a-t-elle sèchement lancé. Pour Mme Samb, c’est le maire de la ville Daouda Niang qui est à l’origine de la situation qui prévaut au niveau du Pds. «Il peut diriger la mairie grâce à un plus fort reste qui l’a fait entrer comme conseiller. Mais pour le parti, tout se fait dans la discussion», a assuré la présidente des femmes.
Ameth Ndir avait installé quelques jours plus tôt une section du Pds dans cette même commune tout en fustigeant la démarche de Alioune Mar qu’il dit «opérer dans l’illégalité». Un message mal perçu puisque l’édile de Rufisque Ouest persiste dans cette voie qui divise une formation déjà affaiblie dans la vieille cité.
abndiaye@lequotidien.sn

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