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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié hier les résultats du projet de rénovation des comptes nationaux. Ainsi, l’année de base desdits comptes n’est plus 1999, mais 2014.

Un changement de l’année de base des comptes nationaux. 1999 qui était l’année de base des comptes nationaux a été remplacée par 2014. Ce changement qui a été rendu public hier par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) s’inscrit dans le cadre du projet de rénovation des comptes nationaux du Sénégal.
Par conséquent, indique le directeur général de l’Ansd, «en 2014, le produit intérieur brut s’élevait à 9 776 milliards de francs Cfa en base 2014. Il est revu de 2 220 milliards de francs Cfa à la hausse, soit 29,4% par rapport à la base de 1999. Cette révision à la hausse du Pib résulte essentiellement de l’extension de couverture du Pib et aux améliorations méthodologiques pour 26,4% et l’adaptation des nouveaux concepts et méthodes de comptabilisation pour 3%». M Babacar Ndir est revenu sur l’évolution de l’activité économique des années précédentes, notamment de 2016 où «la croissance du Pib réel a chuté à 6,2% après 6,4% en 2015. Le revenu par tête s’est accru de 3,2%. Il se chiffre à 812 mille francs Cfa par habitant, soit 1 369 dollars».
C’est ainsi que le président de la République, qui présidait la cérémonie de publication des résultats du projet au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (Cicad), s’est félicité de l’adhésion du Sénégal en 2017 à la norme spéciale de diffusion des données du Fonds monétaire international (Fmi). Macky Sall a indiqué que «cela pourrait mettre fin parfois à la polémique stérile sur les statistiques».
Le directeur général de la Planification des politiques économiques lui a montré sa satisfaction par rapport à l’état de la dette publique de notre pays. Selon Pierre Ndiaye, «le ratio de la dette était autour de 60% depuis 2016, mais avec la nouvelle base, nous tombons autour de 50% de ratio. Cela signifie qu’en termes de solvabilité, le Sénégal n’a pas de problème de dette».
Le chef de coopération de l’Union européenne, au nom des partenaires techniques et financiers, a encouragé «le gouvernement sénégalais à renforcer la mobilisation des recettes pour se conformer aux critères de l’Uemoa, fixés à 20%». Après avoir rappelé leur participation à titre de don à hauteur de 459 millions de francs Cfa, Mme Cécile a fait savoir à l’Etat que «l’une des conséquences du changement de l’année de base des comptes nationaux est la baisse significative de la pression fiscale en dessous de 16%». Auparavant, Macky Sall avait soutenu que «ces comptes nationaux ont permis de mieux mesurer la contribution des différentes activités au produit intérieur brut, de mieux mesurer les dépenses de consommation des ménages, les investissements publics, privés, ainsi que la part de richesses créée par chaque catégorie d’agent économique». Il a par ailleurs demandé au gouvernement d’accélérer le processus de mise en place d’un fonds de développement de la statistique.
Il faut rappeler que les motivations du changement de base sont, entre autres, la nécessité de disposer de données de référence pertinentes pour le suivi des politiques publiques.
msakine@lequotidien.sn

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