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Après presque six mois d’arrêt provoqué par le Covid-19, les universités rouvrent leurs portes ce matin. A l’Université Alioune Diop de Bambey, les autorités académiques et du Crous mettent les bouchées doubles pour accueillir les 2 500 étudiants concernés par cette rentrée graduelle. Mais cette décision ne fait pas l’unanimité chez les étudiants qui demandent que la date de la fin des enseignements soit repoussée au-delà du 31 décembre prochain.

L’Université Alioune Diop de Bambey rouvre ses portes de manière graduelle aux étudiants. Sous un soleil accablant, les ouvriers s’attèlent aux derniers travaux pour faciliter le retour des pensionnaires au niveau du campus social à quelques heures de la rentrée. Un stock de matériels composés entre autres de gels hydro-alcooliques, des lavoirs et des masques est déjà sur place à l’Uadb. Alioune Fall, chef du service administratif du Crous de l’Uadb, rassure : «Le campus social est prêt à accueillir les étudiants avec le respect strict des mesures barrières. Un dispositif qui permettra d’éviter la propagation du nouveau coronavirus dans l’espace universitaire.» Ce lundi, 2 500 sur 7 000 étudiants vont effectuer leur come-back à Bambey, Ngoun­diane et Diourbel qui constituent les sites d’hébergement. «A l’Université Alioune Diop, plus précisément les campus que nous gérons, toutes les dispositions ont été prises pour assurer une reprise dans les meilleures conditions pour non seulement le respect strict des mesures barrières concernant entre autres le port obligatoire du masque et le lavage des mains. Il y a une quantité suffisante de masques, de lave-mains et de gels hydro-alcooliques», poursuit M. Fall. Il faut être prêt pour relever ce défi en imposant un respect strict du protocole sanitaire. Il ajoute : «Je travaille avec les agents au niveau de la comptabilité matière pour pouvoir distribuer le matériel nécessaire au niveau des 5 campus de l’Université pour permettre aux étudiants d’entrer dans le campus social sans difficulté.»

«La nourriture sera servie dans des barquettes»
Aujourd’hui, c’est le système universitaire sénégalais qui sera mis à l’épreuve. Comment respecter les mesures barrières, notamment la distanciation physique dans les amphis et les restaurants avec des effectifs aussi pléthoriques ? A Bambey, les responsables du Crous ont déjà trouvé une réponse à ces interrogations. «On a pris les devants au niveau de la restauration. Nous savons qu’à l’Université il y a la promiscuité partout, dans les chambres, au restaurant et au niveau des salles de cours. Pour la restauration, nous allons tout faire pour que la distanciation physique soit respectée», poursuit le chef du service administratif du Crous de Bambey. Quid de la gestion des restaurants ? «Nous avons échangé avec les repreneurs des restaurants pour leur demander de mettre à la disposition des étudiants des barquettes afin d’éviter au maximum de manger sur place parce que la demande est très forte. Ainsi, les étudiants pourront venir prendre leur repas et retourner au niveau des logements pour se restaurer sans difficultés», enchaîne M. Fall.
Face aux risques de rassemblement qui peuvent être un facteur de propagation du Covid-19, l’Assemblée de l’Université a décidé d’organiser une rentrée graduelle. «Nous allons recevoir environ 2 500 étudiants dans un premier temps, tout en essayant d’appliquer les mesures barrières et programmer le retour des étudiants des autres niveaux», dit-il. Il faut convaincre les sceptiques qui font de la résistance avec ce choix. «Il y a des incompréhensions et des réticences, mais nous continuons de discuter avec les étudiants pour se retrouver autour de l’essentiel. Je pense que nous n’aurons pas de difficultés pour être en phase avec eux parce que tout ce que nous faisons, c’est pour leur intérêt», renchérit-il. Ceux qui ne font pas partie de cette première cohorte vont continuer à suivre les cours en ligne, en attendant leur retour dans leurs campus respectifs.

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