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L’Association des maires du Sénégal n’en a pas fini avec la maire de Paris qui avait condamné, il y a quelques semaines, l’emprisonnement de Khalifa Sall. Son président, Aliou Sall, a adressé une lettre de protestation dans ce sens à Anne Hidalgo avec ampliations faites au ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, au ministre de la Gouvernance territoriale, du développement et de l’aménagement du territoire sénégalais, à l’ambassadeur de France à Dakar et au président de l’Association des maires de France. «Une certaine idée de la République et des principes sacrés qui fécondent son esprit et son intangibilité m’imposent, en ma qualité de président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), le devoir de vous saisir suite à la maladroite ingérence de votre part relative à un dossier pendant en justice au Sénégal», écrit le maire de Guédiawaye. M. Sall, qui se fait l’écho du sentiment des maires du Sénégal, estime que cette prise de position «inédite a installé un malaise réel dans l’esprit» de ses collègues. En effet, souligne-t-il, «cette intrusion s’avère bien plus sérieuse qu’un simple dérapage verbal en décalage avec la hauteur et la densité auxquels l’écosystème politique est tenu». Et d’ajouter : «Un maire ne peut se soustraire aux précautions oratoires et s’auto proclamer ‘’procureur’’.»
hamath@lequotidien.sn

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