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Les jeunes proches de Mame Mbaye Niang demandent au ministre de l’Economie, des finances et du plan de «justifier» les fuites dans la presse du rapport de l’Igf incriminant la gestion de leur mentor au ministère de la

Les jeunes proches de Mame Mbaye Niang désignent le ministre de l’Economie, des finances et du plan comme «l’instigateur» des fuites du rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) sur la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Pour eux, ce «carnage» financier mentionné dans le rapport, «n’est qu’une cabale et un règlement de comptes politiques orchestrés par Amadou Ba afin de salir l’honorabilité» de Mame Mbaye Niang. «Ce pré-rapport de l’Inspection générale des finances qui a fuité dans la presse, est sous la tutelle du ministère de l’Economie, des finances et du plan. Qu’on cite Amadou Ba ou pas, ce ministre doit apporter des justifications sur ces fuites. C’est une publication orientée et destinée à nuire pour des fins politiques et politiciennes», regrette Pierre Joe Ndiaye.
Ces jeunes apéristes estiment que l’ex-ministre de la Jeunesse «ne saurait être mis en cause» car, disent-ils, il «n’a ni négocié ni signé de contrat financier». Tout le «contraire» du ministère de l’Economie, des finances et du plan qui assure la tutelle financière du programme, précisent-ils. «L’opinion mérite d’être éclairée sur le contrat que le ministre de l’Economie et des finances a signé avec Locafrique qui est une entreprise de crédit-bail. Pourquoi avoir recours à un tel mode de financement sachant que cette société emprunte à la Banque centrale au taux de 7,5% alors que l’Etat pouvait faire l’emprunt avec un taux moins élevé ? Cela peut se comprendre dans la mesure où le Dg de ladite structure est le beau-frère du ministre de l’Economie, des finances et du plan», accusent-ils. A la lumière de leur raisonnement, Pierre Joe Ndiaye et Cie concluent que Mame Mbaye Niang «n’est ni de près ni de loin mêlé à ce scandale financier».
Dans cette logique de laver leur mentor, ces jeunes rappellent que ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang, avait saisi le président du comité de pilotage du Prodac, devenu Conseil d’orientation «avec des pouvoirs de contrôle renforcés eu égard des errements constatés dans la gestion de l’ancien coordonnateur (Jean Pierre Senghor) qu’il avait fini par limoger pour fautes de gestion». Pour rappel, la gestion de Mame Mbaye Niang serait épinglée par un rapport de l’Igf du temps où il était ministre de la Jeunesse. Ces malversations estimées à plus de 29 milliards seraient la principale raison de la démission de M. Niang du ministère du Tourisme, dimanche dernier.
bgdiop@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Le Prodac est un excellent projet. Mais dans notre pays, nous concevons toujours de bons projets de développement. Nous les confions ensuite à des personnes depourvues des notions d’éthique et d’intérêt général .
    Résultats : détournements et échecs de nos politiques de développement.
    lI est temps de sévir .

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