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Le Premier ministre assimile les sorties de Karim Wade contre Macky Sall à des «injures». Et met Abdoulaye Wade dans le même sac. «Tel père, tel fils», dit-il, soulignant que c’est le Conseil constitutionnel qui décide de qui sera candidat ou pas et non le Président Sall.

Le pouvoir n’entend pas laisser Karim Wade occuper le terrain médiatique. C’est donc œil pour œil, dent pour dent ! Et c’est le Premier ministre qui a rejoint hier la loi du Talion, après le ministre de l’Economie, des finances et du plan. Après avoir demandé aux bailleurs de fonds d’auditer les finances publiques, Amadou Ba avait corrigé la lettre du fils de l’ancien Président. «Son propos serait classé dans le chapitre de ses délires épisodiques indiquant certainement un mal-être d’un enfant gâté depuis son exil doré au Qatar», avait-il répliqué. Et Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui assistait hier à l’investiture de Macky Sall par le mouvement And liguey senegaal ak Racine (Alsar), a répondu à l’appel de Wade-fils à soutenir sa candidature. «Il s’est inscrit sur le registre de l’injure parce que tel père, tel fils. Maintenant, celui qui a des problèmes avec la justice de son pays, c’est son problème et non celui du président de la République. Ce n’est pas Macky Sall qui choisit les candidats à la Présidentielle du 24 février 2019, mais le Conseil constitutionnel. Aujourd’hui, nous sommes à l’étape des candidatures à la candidature. Tout le monde a le droit de déposer sa candidature. Le moment venu, le Conseil constitutionnel publiera la liste des candidats», a-t-il déclaré à I-radio.
Karim Wade a déposé sa candidature la semaine dernière. Et ses «frères» de parti ne se font d’illusion sur la validation de son dossier par les 7 «Sages». Et dans sa dernière sortie, le candidat de la coalition Karim Président 2019 a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout pour faire valoir sa candidature. Mais le gouvernement est formel sur son intention de recouvrer les 138 milliards de F Cfa, l’amende qui a été infligée à l’ancien ministre condamnée par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Faute de quoi, les autorités entendent lui appliquer la contrainte par corps.
hamath@lequotidien.sn

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