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Macky Sall est prêt à discuter avec Mankoo wattu Senegaal qui l’avait saisi par lettre. Decroix et Cie disent «oui» sur le «principe», mais attendent de connaître les modalités et le format de cette rencontre. En attendant, ils annoncent une marche le 21 décembre prochain.

C’est presque passé inaperçu. Le président de la République avait répondu au mémorandum du Front pour la défense du Sénégal/Manko wattu Senegaal sur les questions liées à la gestion du processus électoral. En conférence de presse hier, cette coalition de l’opposition a rendu compte de cette lettre de Macky Sall. «Le Président a proposé de rencontrer une délégation du Front pour discuter du processus électoral», a informé Mamadou Diop Decroix, qui souligne que les modalités et le format de cette rencontre restent à définir. Mais le porte-parole de Manko précise : «Si nous lui avons envoyé une longue lettre sur 5 points, nous supposons que la discussion se fera autour de ces points». Dans tous les cas, Decroix estime que le fichier électoral devrait être au cœur des débats.

Une marche pour le 21 décembre
Pour l’heure, Manko wattu Senegaal entend poursuivre son plan d’action. «À la place du meeting initialement retenu, le Front organisera une marche de protestation le mercredi 21 décembre 2016 prochain à partir de 15h», annonce le secrétaire général de And jëf/Pads et coordonnateur du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr). Si leur dernière manifestation a été réprimée par la police pour avoir emprunté un itinéraire interdit, les opposants n’ont pas, en revanche, abordé le parcours du 21 décembre. La conférence des leaders demande aux responsables du Front «de mettre en place, dans chaque département et chaque commune, les coordinations départementales et communales de Mankoo pour prendre en charge sans tarder toutes les questions pratiques liées à la restauration de la crédibilité du processus électoral».
Manko s’est par ailleurs prononcé sur la série de meurtres de ces derniers jours, notamment le cas de la responsable politique et membre du Conseil économique, social et environnemental. Et ce n’est pas pour dédouaner la responsabilité de l’Etat dans la politique sécuritaire. «La récurrence des assassinats et autres agressions de toutes sortes devrait faire l’objet d’attention toute particulière. Les mesures de type cosmétique annoncées par le gouvernement ne servent qu’à leurrer l’opinion et faire l’impasse sur une incontournable analyse lucide et courageuse quant aux réformes à apporter dans le mode d’être de notre société», soulignent les leaders de l’opposition.
mgaye@lequotidien.sn 

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