PARTAGER

Monsieur Serigne Bassirou Guèye, ci-devant procureur de la République à Dakar, a cru devoir et pouvoir s’en prendre, mensongèrement et impunément, à un membre de la famille Dias dont je suis, aujourd’hui, le Doyen. La vérité qu’il foule au pied, le devoir et l’honneur m’imposent de répliquer.
Au-delà, il a pensé être en mesure de nous mettre au pas, nous, citoyens, membres de la société sénégalaise dont il est, pourtant, censé être «l’avocat» mais qui aujourd’hui le récusent.
Tout le monde aura observé que depuis, au moins mai 2014, au moment où, suite à l’affaire de l’attaque en bandes organisées (plus de 100 nervis), crapuleuse et à mains armées ayant visé notre mairie de Mermoz Sacré-Cœur, notre maire et d’autres avaient été «renvoyés» (dans le jargon-cela signifie «à présenter») devant le Tribunal correctionnel, je m’étais abstenu de tout commentaire ou intervention publique ; ceci sur demande des proches, de mes enfants et de la famille. Déjà, en 2012, après l’élargissement du maire Barthélemy Dias d’une détention arbitraire car commanditée par le pouvoir politique de 2011,  qui avait instrumentalisé, de manière éhontée et manifeste, la partie de la justice composée du procureur et du doyen des juges d’instruction de cette époque, je m’étais retiré pour laisser à Monsieur le maire la latitude de communiquer. Mais suite au verdict inacceptable auquel le Tribunal correctionnel a été poussé par un «Cabinet obscur», composé de diverses personnes tapies dans les plis et replis du pouvoir et même à la présidence de la République, qui agissent, à l’insu du chef de l’Etat, par peur du proche avenir, excès de zèle, jalousie et méchanceté gratuite, j’ai décidé de revenir dans le combat de vérité et, si nécessaire, sur le terrain. La sortie inqualifiable de Monsieur le procureur Guèye m’a conforté dans cette posture.
M. Guèye prend d’inadmissibles libertés avec la  vérité des faits. Quand il déclare que le nervi Ndiaga Diouf est mort « …aux alentours de la mairie… » (en wolof : wettou mairie bi), il affabule. Qu’il nous dise où ? Devant, derrière, à gauche ou à droite du bâtiment, sur la chaussée ou sur quel trottoir etc. ?  Il en est incapable, simplement parce que c’est faux.  Si cet individu est mort, ce ne fut pas à ce niveau, pour la bonne et simple raison que nul n’a vu quelqu’un tomber sur place, nul n’a relevé une flaque de sang, quand on sait que les blessures par balle saignent abondamment. Personne n’a vu quelqu’un se faire hisser dans un des pick-up. Les assaillants, voyous, mercenaires (comme les avait  qualifiés, publiquement,  à l’époque, le président de l’Apr Macky Sall), une fois mis en déroute par le courage physique de notre maire, se sont repliés au siège du Pds. Cela est constant et établi par les divers témoignages, dont ceux des nervis, eux-mêmes. Pourquoi, une fois défaits, ne sont-ils pas allés dans une formation hospitalière ou à la morgue ? Simplement parce que, si cet individu est mort, il l’a été sous le coup d’une balle qui lui a été assénée ailleurs. Quand les assaillants (qu’en audience le substitut a eu le culot de dénommer «les visiteurs») n’ont pas réussi à faire de Barthélemy Dias leur sacrifice humain programmé, ils l’ont accompli en liquidant froidement leur collègue nervi.
Puisque M. Guèye est un assidu de télévision, dont il a recours aux images pour travailler, alors qu’il retourne au visionnage qu’il a tant affectionné : il ravalera ses faux propos.
Au demeurant, tout le monde a vu -et les télés les ont passées et repassé en boucle- ces images d’une rencontre violente de jeunes d’un parti politique où quelqu’un a pris une brique pour l’assener à un autre camarade étendu par terre. Que lui fallait-il de plus pour s’autosaisir, puisque ses «éléments», le procureur Guèye les puise, paresseusement, à la télé ?
Toujours sur la base du film de la Tfm, il dit que «la télévision a montré quelqu’un qui tirait… » sous-entendu qui aurait été le seul à tirer. Autre mensonge caractérisé. Feu le commissaire de police Sèye (que Dieu ait pitié son âme), agent assermenté, a bien déclaré, rappelé et maintenu dans ses dépositions qu’il y avait un échange de tirs. Nos avocats en ont des preuves techniques présentées au Tribunal et qui infirment les assertions de M. Guèye. Tout autant que nos avocats ont fourni les preuves sur l’infiltration insidieuse de nervis du côté de Barthélemy et qui, donnant dos au bâtiment de la mairie, ont tiré en direction …des attaquants. Ça, ça lui en bouche un coin !
Voilà pourquoi, entre autres arguments et démonstrations devant les juges, nos avocats et la famille de Barthélemy Dias ont rejeté le verdict inique du Tribunal.  Bien avant le procureur, en l’absence de certains de  ses aînés, le jeune avocat Maître El Mamadou Ndiaye avait annoncé, aussitôt, que nous ferions appel. En conséquence, M. Serigne Bassirou Guèye est mal venu à jouer les fanfarons en voulant tenter de se glorifier d’avoir relevé appel de la décision du Tribunal et de le répéter.  En réalité, n’ayant pas pu obtenir satisfaction au profit des membres du «Cabinet obscur» qui exigeaient la prison, et après avoir passé la matinée à la limite de la dépression, à vociférer dans son bureau au point de friser l’étouffement de rage et à soliloquer,  il a voulu se rattraper à leurs yeux en rendant publique, le même jour,  par communiqué, en prime time, à la télévision, sa décision de faire appel, ce qu’il n’a jamais fait dans aucune affaire de droit commun. Cette attitude prouve bien que nous sommes en présence d’un procès pire que politique parce que politicien, dont l’objectif  consiste à écarter un jeune acteur politique des prochaines législatives, le remettre en prison puis casser sa carrière après avoir disloqué son camp. Pure et simple fumisterie !
La couverture exceptionnelle des médias internationaux : France 24, TV5, Rfi, Bbc, Voix de l’Amérique, etc. indique bien que nous sommes en présence d’un dossier politicien. M. Guèye se couvre de ridicule en prétendant le contraire.
Nos recoupements, investigations, informations nous amènent à formuler, toutefois, nos encouragements à la majorité des juges du siège constituant le Tribunal correctionnel saisi de cette affaire. Nous n’ignorons pas ce qu’ils ont subi de la part des membres du «Cabinet obscur» et de leur acolyte. Reconnaissons qu’ils ont tout de même résisté au déni de justice, même si, en définitive, ils se sont contentés de  botter en touche. C’est mieux que de s’aplatir. Ils savaient pertinemment que l’Appel s’imposerait car la justice est dite au nom du Peuple sénégalais et pas au nom de la reine d’Angleterre ou de quelque courtisan du «Cabinet obscur».
Au lieu d’envoyer au charbon son substitut qui sombra dans l’hystérie, les élucubrations, les approximations, le tâtonnement et les attaques ad hominem, ce qui lui a valu d’être remis sèchement à sa place par l’honorable député-maire Barthélemy Dias et ses avocats, le procureur, Serigne Bassirou Guèye, aurait du avoir le courage de monter ce jour-là. Il en aurait pris pour son grade.
Autre contrevérité de M. Guèye : «Pourquoi a-t-il été condamné si la balle n’est pas sortie de son arme» ? Eh bien, simplement pour les raisons évoquées plus haut, impliquant le «Cabinet obscur» et leur acolyte. Au passage, rappelons  qu’il est constant que la balle supposée avoir ôté la vie à Ndiaga Diouf n’est pas sortie du pistolet de Barthélemy et que contrairement à ce que, maladroitement, le substitut en audience avait prétendu et que voudrait reprendre le procureur : une arme qui tire du calibre 9mm ne prend pas du 38mm. C’est élémentaire.  Sans parler de la trajectoire de la balle (de bas en haut) qui disculpe totalement M. Dias. Le dossier est clair sur tout ça.
Une fois, de plus, bien que détenteur d’une autorisation de port d’arme dûment confirmée par  la Cour suprême (tout cela dans le dossier au Tribunal), Monsieur Dias n’a pas été le seul tireur, comme je l’ai indiqué plus haut, d’autant que l’Assignation (c’est la convocation devant le Tri­bunal) du procureur lui-même poursuivait les nervis pour « …avoir…détenu une arme sans autorisation administrative, d’avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieu proféré des menaces verbal (sic) de mort» qu’ils s’étaient évertués à mettre en œuvre, en vain, heureusement. Ils n’ont jamais fourni leur port d’arme.
En wolof, S. B. Guèye sombre carrément, dans le délire quand il affirme, «Barthélemy Dias mo ko rèye» (c’est B. Dias qui l’a tué).  Ah bon ? Depuis quand le texte du jugement  est-il rédigé ? Que l’on sache, dans les affaires de droit commun, le jugement n’est pas disponible avant longtemps. A moins qu’il ait fait pression sur le Tribunal à cet effet. Comment se fait-il qu’il ait pu être le seul à y accéder ?
Visiblement, M. Guèye grenouille, pour parvenir à une accélération inhabituelle de la procédure auprès de la Cour d’appel, en vue de l’objectif de nuisance planifié par lui et le «Cabinet obscur». Nous osons espérer que la Cour d’appel ne se laissera pas imposer le turbo dans l’enrôlement et fera respecter le ranking des affaires selon l’usage. Si, comme dit M. Guèye : «la famille de Ndiaga Diouf a droit à recevoir justice», qu’il sache que la famille Dias a encore plus soif de justice envers un des siens, personnalité publique élue qui, face au laxisme et la complicité de l’Etat à l’époque (cf. Macky Sall) a défendu, au péril de sa vie, en autorité responsable, en homme viril et masculin (si, si), le drapeau national, une institution publique de l’Etat, les personnels essentiellement féminins présents, les usagers sur place. Lui, n’était pas l’agresseur. Durant  toutes ces années où Barthélemy Dias se battait contre l’ancien régime pour imposer la liberté et la démocratie bafouées, quand il menait le combat qui a frayé le chemin du pouvoir à Macky Sall, payant chèrement son engagement, quand il initiait les manifestations du 20 juin 2011 qui aboutiront au 23 Juin historique, où était et que faisait Serigne Basirou Guèye ?
Voilà pour les quelques réponses au procureur de la République de Dakar relativement à ses propos fallacieux visant notre député-maire Barthélemy Dias. A présent que le dossier prend la route pour la Cour d’appel, nous lui conseillons de ne plus en parler en public car il est dessaisi. S’il persiste, nous lui donnerons sa part ; à chaque fois car nous ne nous laisserons pas faire.
Par Jean-Paul Dias
(à suivre : La mise au pas)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here