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Le maire de Dakar voudrait prendre le temps de préparer éventuellement un cautionnement pour éviter un mandat de dépôt. C’est l’autre version du report de son audition d’hier par le Doyen des juges. Même si ses avocats disent vouloir préparer leur défense.

Khalifa Sall n’a pu être auditionné hier par le juge d’instruction comme il l’avait annoncé lui-même, dimanche, lors de sa conférence de presse. Ses avocats soutiennent avoir demandé jusqu’à aujourd’hui pour mieux s’imprégner du dossier. Mais Le Quotidien a eu écho d’une autre version selon laquelle ce renvoi s’expliquerait par le fait que les conseils du maire de Dakar «se prépareraient à déposer un cautionnement de 1,8 milliards de FCfa», le montant reproché à M. Sall par le rapport de l’Ins­pection générale d’Etat (Ige). Ce cautionnement devrait se faire, confient des sources proches du dossier, avec un «chèque certifié» que Me Ciré Clédor Ly et Cie devront déposer sur la table du Greffier en chef du Tribunal de Grande instance de Dakar. C’est seulement après cette étape que le non moins chargé de la Vie politique du Parti socialiste fera face au Doyen des juges. Seulement, précise-t-on, ce cautionnement n’est pas, comme le voudraient les avocats de Sall, «une garantie nécessaire» pour l’obtention d’une liberté provisoire puisque le magistrat instructeur, saisi par le procureur de la République, est «libre d’apprécier la suite» à accorder à cette requête. Car, Khalifa Sall peut bien faire une offre de payement et être placé, par la suite, sous mandat de dépôt.
C’est dire que le face à face d’aujourd’hui sur la gestion de la caisse d’avance n’est pas une affaire gagnée d’avance pour l’édile de la capitale. Il semble que Khalifa Sall et ses avocats ont compris, au vu du réquisitoire très chargé du parquet, que cette confrontation avec Samba Sall ne sera pas une partie de plaisir. Peu après avoir quitté le Palais de justice, il s’est rendu à l’hôtel de ville pour faire une déclaration. Khalifa Sall est poursuivi pour détournement de deniers publics, escroquerie et faux et usage de faux.
Des accusations qu’il a réfutées, estimant que ce dossier est «politique» et que le pouvoir cherche à «réduire au silence un potentiel adversaire à la Présidentielle».

hamath@lequotidien.sn

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