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Me Malick sall et souleymane Teliko.

Après que la Chancellerie a ordonné la reprise des audiences publiques dans les Cours et tribunaux, l’Union des magistrats sénégalais (Ums) a émis quelques réserves, en évoquant le niveau de propagation du coronavirus. Elle demandé aux chefs de juridiction de définir les mesures de redémarrage pour assurer la sécurité du personnel judiciaire et des justiciables.

Dans la fièvre de la levée des mesures restrictives décidées par le chef de l’Etat, nonobstant le rythme encore élevé de la propagation, le ministre de la Justice avait demandé la reprise des audiences au niveau des Cours et tribunaux. Cette décision ne semble pas trop emballer l’Union des magistrats sénégalais (Ums) qui veut préserver la sécurité sanitaire de ses membres. Lors de sa rencontre du samedi, elle a émis certaines conditionnalités préalables à la reprise des audiences publiques qui risquent de provoquer un afflux de personnes dans les Tribunaux. «Dans la perspective de la reprise prochaine des audiences publiques des Cours et tribunaux, le bureau de l’Ums, qui s’est réuni ce samedi 16 mai 2020 pour évaluer la situation, a défini sa stratégie, tout en admettant que la question du Covid-19 demeure préoccupante compte tenu de la courbe ascendante des cas de contamination, en particulier de ceux dits communautaires, qui incitent à la plus grande prudence.» Elle dit : «Aussi, même s’il a conscience qu’il faut assurer la continuité du service public de la justice, le bureau exhorte les chefs de juridiction à privilégier la sécurité, aussi bien du personnel judiciaire que des justiciables, et à veiller à ce que les conditions d’une bonne reprise soient réunies avant le redémarrage des audiences.» Face à la situation actuelle qui demeure périlleuse avec cette hausse des cas, l’Ums «va adresser un courrier au ministre de la Justice, demandant la fourniture aux juridictions de moyens de protection adéquats, notamment des masques, du gel hydro-alcoolique et des thermomètres frontaux en plus d’une désinfection des salles d’audience». En plus, le bureau «recommande aux chefs de chaque juridiction de définir les mesures particulières pour la tenue des audiences ou les interactions avec les justiciables, notamment les conditions d’accès aux salles d’audience ou la distanciation physique».
Il faut savoir qu’au lendemain de l’assouplissement des mesures restrictives, la Chancellerie s’était empressée de saisir les chefs de juridiction pour la reprise effective des audiences à travers le pays. Cette reprise était escortée de mesures barrières comme «effectuer des tests sur toute personne qui voudrait accéder dans les locaux d’une juridiction, et des gels hydro-alcooliques», la limitation de l’accès aux salles d’audience pour faire respecter la distanciation sociale. En plus, le port des masques autant chez le personnel judiciaire que chez les justiciables est obligatoire dans les locaux des Cours et tribunaux.
Avec l’apparition du Covid-19, les audiences étaient quasiment limitées aux flagrants délits et les mandats de dépôt étaient limités conformément aux recommandations faites aux procureurs.

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