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«L’Armée est la grande muette, nous sommes la grande silencieuse», a affirmé son ami et camarade de promotion Chérif Oumar Diagne. Avant lui, Amadou Ly et Ousmane Tanor Dieng ont rappelé l’importance de la réserve comme pour lui préparer le terrain. Le fait de s’arrêter à 2012 dans ses mémoires est un choix. «J’ai voulu partager mon expérience avec la jeune génération. C’est une modeste contribution au patrimoine intellectuel.» Mankeur Ndiaye explique l’option choisie : «En diplomatie, on ne doit pas tout dire. Ce livre ne fait pas de révélations et certains seront déçus. La suite, c’est dans un an.»

Contexte d’écriture et messages
Il confie qu’il a produit l’ouvrage dans un contexte de stress diplomatique. «De novembre 2009 à juin 2010, après le départ de Cheikh Tidiane Gadio, je me suis retrouvé sans aucune activité, sans mission. Du matin au soir, je contemplais le décor de mon bureau et j’en ai profité pour écrire.» S’inspirant de son expérience malienne, il soutient que le diplomate ne doit refuser aucun poste : «Après cette galère, on m’a affecté au Mali. Certains me conseillaient de ne pas y aller et parlaient de sanctions. En bon fonctionnaire, je m’y suis installé et ironie du sort, c’est là-bas que j’ai connu Macky Sall qui m’a ensuite nommé ambassadeur, puis ministre.»
En outre, l’auteur de Diplomatie 20 ans à la place estime qu’il y a nécessité à mettre davantage l’accent sur la formation des diplomates sénégalais, notamment dans l’enseignement des langues. «Deux années d’apprentissage de l’anglais, c’est insuffisant. C’est la langue la plus utilisée sur la scène internationale. Il faut introduire des langues comme le chinois, car la Chine est le monde de demain. A mon arrivée à New York, je m’étais inscrit pour apprendre le mandarin et cela a fait rire», indique-t-il.
Stagiaire

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