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Ils sont près de 80 jeunes à avoir répondu à l’appel de l’Association Cinéma 221 pour suivre les résidences artistiques organisées, en prélude à la 2e édition des Teranga movies awards (Tema) le 9 avril prochain.

Faire en sorte que ceux qui travaillent dans le domaine du cinéma maîtrisent parfaitement leur métier, c’est le vœu de Fatou Jupiter Touré, actrice et présidente de l’Association Cinéma 221. Depuis hier, l’association organise au Monument de la Renaissance une résidence artistique destinée aux acteurs, réalisateurs, producteurs et scénaristes. «Aujourd’hui, nous sommes là pour lancer officiellement les activités des Teranga movies awards. Il nous a semblé important, dans le mois qui précède cet événement prevu le 9 avril prochain, de lancer ces formations», déclare Fatou Jupiter Touré. A travers les résidences artistiques, l’Association Cinéma 221 vise à professionnaliser davantage les acteurs intervenant dans le domaine du cinéma. «C’est important pour nous de marquer de façon académique ces activités. C’est pourquoi nous sommes en partenariat avec l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui va chapeauter les résidences», confie Mme Touré qui informe qu’à la fin de ces résidences, les courts métrages qui vont être tournés seront mis en compétition lors des Tema. Au total, 80 acteurs, trois scénaristes et trois producteurs y prennent part. «L’objectif, c’est que les gens partent avec le maximum de bagages. On a essayé pour les acteurs d’avoir une première journée de réflexion autour du métier d’acteur avec un coach en développement personnel et développement de carrière», explique Fatou Jupiter qui reconnaît que c‘est important d’appuyer par exemple le secteur de l’«actorat». «Il y a deux décennies que l’Ecole des arts ne forme plus d’acteurs. C’est un problème.» Mme Touré souhaite par ailleurs voir que des résidences se tiennent sur un temps plus long, trois voire six mois, avant d’agiter l’idée d’une création d’une école pour les acteurs et les techniciens pour combler le vide.
Pour le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, «vouloir instaurer une culture de l’excellence, c’est vraiment préparer le terrain, mieux forger, mieux outiller les acteurs, qu’ils soient comédiens, techniciens ou concepteurs d’histoire». «Le secteur crée beaucoup d’engouement. Beaucoup de jeunes veulent faire du cinéma, des séries, des films d’animation. Il faudrait au préalable avoir un bagage technique», déclare le représentant du ministre de la Culture et de la communication, parrain des résidences artistiques. Seulement, déplore M. Diaz, tout se passe dans la capitale. «Mais aujourd’hui, on est en train de voir comment organiser des pôles pour permettre à des gens qui viennent de Sédhiou, de Ziguinchor,  Tam­bacounda, d’avoir accès… Ils ont de belles histoires à raconter aussi», note le patron de la Cinématographie qui rappelle que des formations itinérantes en écriture de scénarios avaient déjà été initiées. Huit régions en avaient bénéficié. Cette formation sera étendue aux six autres.

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