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Dans le cadre de la résolution de la crise casamançaise, l’Association des étudiants pour le développement de la Casamance (Kekendo) tient ses journées culturelles. Ces dernières sont prévues du 6 au 8 juillet 2017 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce faisant, ces étudiants du Sud veulent renouveler leur engagement à impliquer l’Ucad dans cette lutte.

L’Association des étudiants pour le développement de la Casamance (Kekendo) continue d’avancer dans son combat pour la résolution de la crise dans le sud du pays. Ce qui justifie la tenue de la 13e édition de leurs journées culturelles, prévue du 6 au 8 juillet 2017 à l’Université cheikh Anta Diop de Dakar. Cela, pour renouveler son engagement à impliquer l’Ucad dans la résolution de la crise casamançaise. Et «c’est ce qui nous a conduit à rencontrer le recteur pour discuter avec lui de la continuité de notre action dans ce processus de paix», assure Babacar Badji, président de l’association. L’évènement a pour thème «Les accords politiques dans la résolution du conflit armé en Casamance : osons construire un véritable processus de paix». Ce thème est le fruit d’une réflexion, souligne-t-on, mûrie et qui prend sa source de l’analyse sans complaisance du processus de paix en Casamance depuis les premières démarches en 1991 jusqu’à nos jours. «L’examen de ce processus révèle nombre d’excentricités, de violations, de non-engagements qui font dire aux étudiants de Kekendo que l’heure d’oser a sonné», dixit M. Badji, lors d’une conférence de presse tenue lundi au campus social de l’Ucad.
Lors de ces journées culturelles, une prospection jusqu’au rectorat, où un mémorandum va être déposé, se fera. «Cela va réitérer encore une fois de plus l’engagement des étudiants à donner le meilleur de leur association pour pouvoir participer à l’effort de mise en place d’un climat de paix en Casamance», explique le doctorant à la Faculté des Lettres. Une exposition sur les différentes régions qui existent en Casamance se tiendra aussi,  montrant leurs opportunités et leurs menaces de développement. Ce, pour au moins permettre aux étudiants de pouvoir se familiariser avec les réalités du Sud. Il y aura également une présentation des différentes cultures de la Casamance et l’organisation d’une conférence publique. En outre, la conférence de presse organisée lundi dernier par ces étudiants ressortissants de la Casamance était une occasion de présenter le bilan de leurs activités dans le cadre de la recherche de la paix en Casa­mance.
L’Association Kekendo s’était engagée en 2013 à impliquer ses membres dans la recherche de la paix en Casamance. Et dans ce chantier, ils ont eu à rencontrer des membres du gouvernement, les autorités locales, des combattants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) etc. «Notre appel a été entendu par rapport aux retrouvailles entre frères d’armes pour pouvoir mettre en place un bureau consensuel afin d’arriver à la table des négociations», fait savoir Babacar Badji.
mfkebe@lequotidien.sn

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