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Ils étaient 600 étudiants en 3ème année, 436 d’entre eux ayant validé la licence vont recevoir leurs diplômes samedi prochain au Grand Théâtre. Les récipiendaires sont ainsi répartis : 94 en Anglais, 53 en Mathématiques appliquées à l’informatique, 83 en Sciences économiques et de gestion, 44 en Sciences juridiques et politiques et 162 en Sociologie. Le taux de réussite de cette promotion est de 75%, selon le coordonnateur de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), Moussa Lô. Il considère la sortie de la première promotion comme un important ac­quis. «Cette cérémonie marque un tournant décisif dans la vie de l’Uvs avec de nombreuses perspectives en vue, constitue une occasion pour valoriser les initiatives d’impacts socio-économiques ainsi que les talents artistiques de nos étudiants à travers diverses prestations», dit-il. C’est également un motif de satisfaction personnelle pour lui : «Je suis animé par un sentiment de fierté d’avoir participé au projet.» Ces nouveaux diplômés dans un marché du travail incertain peuvent compter sur leurs formateurs qui promettent de les accompagner pour que l’insertion professionnelle soit fa­cile. «Nous ne pouvons pas recruter tous les sortants mais on essayera de faire le maximum en choisissant des techniciens, des informaticiens pour nos Espaces numériques ouverts», affirme le coordinateur de l’Uvs. En outre, Il se glorifie de l’apport de ce cette université qui, à ses yeux, a permis à ceux qui sont issus des villes dépourvues d’universités de suivre des études supérieures.

Un décollage difficile
L’Uvs a mis du temps pour livrer ses premiers produits. Son coordinateur reconnait ce manquement et promet un calendrier plus régulier. Beaucoup d’étudiants ont abandonné le projet. Ce qui justifie d’ailleurs, le fossé entre le nombre d’étudiants au départ : 2048 et le nombre qui a suivi les enseignements : près de 1500. L’un des problèmes des étudiants de l’Uvs est l’indisponibilité d’Espaces numériques ouverts. Sur ce point, Moussa Lô a tenu à faire l’état des lieux. D’après lui, 50 sont espérés à l’horizon 2022, les 24 ont acquis des financements, 16 sont en cours. Le démarrage de ceux de Bignona, Podor, Oussouye et Orkadiéré.
Pour ce qui est de la connexion, souvent source de conflits entre l’administration et les étudiants, l’Uvs dit prendre toutes les dispositions nécessaires. «Dans certaines zones, il n’y a pas de couverture internet pour certains opérateurs, c’est le cas de la région de Kolda. Après avoir fait une étude, nous avons décidé de donner à chaque localité, l’opérateur qui convient», annonce M. Lô. Pour assurer l’adéquation entre la formation et l’emploi, l’Uvs prône les filières scientifiques et technologiques et surtout l’auto-formation. «Les étudiants peuvent étudier à leur rythme, apprendre et entreprendre. Beaucoup d’entre eux sont des agriculteurs», confie Moussa Lô, tout en reconnaissant que le projet n’est pas pour tout le monde, d’où son cri du cœur : «Il faut que les gens aient une bonne image de l’Uvs qui a aujourd’hui permis à des jeunes d’avoir la licence.»
Stagiaire

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