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Les membres de la Convention des cadres du département de Bakel, avec l’ensemble des chefs de village et des associations villageoises, ont tenu hier une conférence de presse pour poursuivre «les différentes tentatives de sensibilisation (mémorandum, marche, démarches, rencontres…) entreprises auparavant auprès des pouvoirs publics pour leur faire part des difficultés auxquelles font face les populations». Selon le président de la Convention des cadres de Bakel, le département, avec une «superficie de 6 290 m2 et une population de 155 mille habitants (statistiques 2016 de l’Ansd), demeure un département qui manque de tout». «Cette localité qui fut un carrefour incontournable du commerce de la gomme et de l’arachide vit aujourd’hui sous les affres de l’exclusion et l’indifférence presque totale des autorités depuis les indépendances», regrette Bacary Diakité, tout de blanc vêtu et entouré de ses pairs. La majorité des réalisations dans le département de Bakel a été faite, selon M. Diakité, par les habitants. «2 milliards 670 millions 525 mille F Cfa ont permis la construction de 15 écoles, 7 collèges, 2 lycées, 15 postes de santé, 2 bureaux de poste, 2 postes de gendarmerie, 1 maison d’accueil et 1 centre d’enfouissement de déchets techniques», détaille M. Diakité. Ces lourds financements ont été «assurés par les populations du département».
Par ailleurs, ils invitent l’Etat à prendre en charge de leurs revendications. «La quasi-totalité des difficultés du département sont liés à l’enclavement. Aussi, des routes de qualité demeurent la priorité des priorités. Des infrastructures sanitaires, des moyens de transport adaptés et des questions administratives sont également à prendre en charge», égrènent les cadres de Bakel qui interpellent ainsi les autorités étatiques. Pour appuyer leur thèse, ils soulignent que «l’éloignement par rapport à la capitale et le mauvais état des routes font que le département de Bakel est la localité la plus isolée du pays. Pis, il est quasi-impossible de se déplacer d’un village à un autre, surtout en saison des pluies». Ils demandent également «l’érection de l’hôpital de Bakel au niveau 2 pour au moins réduire les cas d’évacuation et de décès liés à l’affaissement du plateau technique». En plus de l’emploi des jeunes et des femmes, du développement de l’agriculture, de la lutte contre la désertification, de la problématique liée à l’émigration et l’exode rural, de la couverture téléphonique, les populations de Bakel «recommandent» l’érection de leur département en région.
Stagiaire

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