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Fodé Seck, représentant du Sénégal à l’Onu.

La résolution 2321 sur la Corée du Nord proposée hier mercredi par les Etats-Unis a été approuvée à l’unanimité par la Conseil de sécurité de l’Onu présidé par le Sénégal. Même la Chine, alliée naturelle du régime de Pyongyang, n’a pas utilisé son droit de véto comme elle le fait souvent, pour bloquer toute résolution. Mais, elle a compris que les «provocations» répétées des autorités de ce pays risquent de plonger la péninsule coréenne dans une surenchère militaire, qui n’arrange personne.
Le 5ème essai balistique lancé en septembre dernier est à l’origine de cette résolution américaine. Elle appelle le régime de Kim jong un à mettre fin à ses essais nucléaires et balistiques, ses provocations déstabilisatrices et à arrêter le développement de ses moyens nucléaires et balistiques. A la tribune onusienne, tous les pays membres du Conseil de sécurité ont demandé la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, l’arrêt des exportations de charbon vers ce pays et le transfert des biens. Cette batterie de mesures viserait à asphyxier Pyongyang qui est restée sourde aux appels de la communauté internationale, qui estime que les investissements  qu’elle a consentis dans le nucléaire ont atteint 1,200 milliards de dollars. Cette résolution a été «hautement» saluée par le voisin sud-coréen, contraint de supporter les humeurs de sa «sœur».
Fodé Seck, ambassadeur du Sénégal à l’Onu, soutient qu’il s’agit d’un «message fort envoyé à la Corée du Nord» pour arriver à une «démilitarisation et dénucléarisation» de la péninsule coréenne. «La sanction est un moyen et non une fin en soi. Je voudrais rappeler l’engagement du Sénégal pour le respect total des engagements internationaux sur le nucléaire et le désarmement nucléaire complet», avance M. Seck. Il faut savoir que la Corée du Nord, membre de l’Onu, n’était même pas présente lors de l’adoption de cette résolution. C’est dire… Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, s’est félicité de l’adoption de la nouvelle résolution à l’unanimité. «Le maintien de cette unité est essentiel pour relever les défis sécuritaires concernant la péninsule coréenne et au-delà», a-t-il dit devant les membres du Conseil. «La résolution d’aujourd’hui comprend le régime de sanctions le plus sévère et le plus complet jamais imposé par le Conseil de sécurité. Il envoie un message sans équivoque selon lequel la Rpdc doit cesser de nouvelles provocations et se conformer pleinement à ses obligations internationales», précise-t-il.
Ces sanctions priveront la Corée du Nord d’un quart de ses revenus extérieurs. En mars 2016, le Conseil de sécurité avait déjà durci le régime de sanctions en vigueur contre la Corée du Nord.
bsakho@lequotidien.sn

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