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Après avoir accepté la désignation d’une personnalité indépendante pour conduire le dialogue politique, le chef de l’Etat s’est officiellement engagé hier à mettre en œuvre les consensus issus de ces concertations. C’étaient les deux réserves de l’opposition, qui retourne aujourd’hui à la table des négociations.

En une semaine, Macky Sall a accédé aux 2 revendications de l’opposition pour participer au dialogue national du 28 mai prochain. Après avoir accepté de mettre sur pied une commission cellulaire indépendante, le président de la République satisfait l’autre doléance de l’opposition. «Le chef de l’Etat souhaite le choix d’une personnalité indépendante et consensuelle pour diriger le processus du dialogue national. Dans le même esprit, le (Président) exprime sa disposition à mettre en œuvre les consensus issus de cet exercice important dans la poursuite de la modernisation de notre modèle démocratique», a écrit hier, dans un communiqué, Mahmout Saleh, ministre d’Etat, directeur du Cabinet politique du président de la République. Depuis sa réélection, le président de la République – peu enclin à accorder des concessions à l’opposition lors de son premier mandat – continue à lâcher du lest. Ces décisions présidentielles pourraient s’expliquer par les contraintes des délais du Protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance en perspective des Locales jusqu’ici fixées au 1er décembre. Cette mesure du Président Sall va davantage raffermir les positions dans le cadre des concertations politiques qui reprennent ce matin à 10h, à la Direction générale des élections (Dge). En effet, les acteurs tenteront de s’accorder sur le profil du président de la commission ainsi que la composition de celle-ci.

Le Frn retourne à la table des concertations
Cette rencontre va marquer le retour de l’opposition absente de la dernière rencontre à la Dge. Cette question sur la personne qui doit diriger les travaux avait fini de bloquer le dialogue. Alors que la Société civile propose le duo Mazide Ndiaye-Babacar Guèye, le pôle des non-alignés a jeté son dévolu sur les Professeurs de droit Babacar Kanté et Alioune Sall. Très attendue, la position du Front de résistance nationale (Frn) va probablement tomber ce matin. Puisque la mission de la Société civile, bien que membre du processus, se rapproche à un rôle d’arbitre, le nom du président de la commission pourrait venir des choix des non-alignés et ceux de l’opposition. De son côté, la majorité a décidé de ne pas faire de proposition et s’en tiendra à celles des autres parties. Le Frn, lui, a pris les devants en perspective de la Journée nationale du dialogue. Un comité restreint a été mis sur pied la semaine dernière avec comme mission de réfléchir sur les termes de référence déclinés par le pouvoir. D’ailleurs, une réunion est prévue aujourd’hui, d’après un membre dudit comité, pour rédiger des contre-propositions.
Jusque-là, les sujets retenus pour le dialogue politique tournent autour du parrainage, du statut du chef de l’opposition, de la date des Locales, du mode d’élection des maires, entre autres.
bgdiop@lequotidien.sn

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